Lors d'un point de presse animé jeudi au siège de la SSPA/MCO sis à l'Avenue Sidi Chami, le président Larbi Abdelilah a mis l'accent sur la situation, qualifiée de « délicate », que vit le club. Il a par ailleurs tiré la sonnette d'alarme, estimant que les autorités locales de la ville tournent le dos au MCO.
« Aujourd'hui, je lance un appel parce que la crise financière ne nous permet plus d'assurer la stabilité de l'équipe. Heureusement, la trêve hivernale est venue à temps, car cela nous poussera à trouver des solutions urgentes. Si on continue de la sorte, nous allons perdre tout ce que nous avons construit depuis quelques semaines et le club risque de dégringoler au classement. Je veux dire aussi que les autorités locales n'ont pas le droit de nous tourner le dos, car le MCO est le patrimoine de la ville d'Oran et ils doivent nous aider à sortir de cette crise», commentera le PDG de la SSPA.
Et d'avouer: « Nous n'avons reçu aucune subvention cette saison et l'absence totale de la DJS, de l'APC et de la Wilaya nous oblige à nous poser des questions ». Tout en décortiquant le parcours pas du tout rassurant du MCO, Larbi Abdelilah n'a pas manqué de tirer à boulets rouges sur Youcef Djebbari, l'accusant directement d'être derrière cette crise. « Tout le monde se demande pourquoi Djebbari a été écarté de la direction de la SSPA. Mais personne ne connaît vraiment les dessous de cette affaire, car Djebbari n'a pas tenu ses promesses. Il n'avait nullement l'intention de payer les joueurs.
La preuve, le club est endetté à hauteur de plus de deux milliards de centimes représentant dans sa majorité le dû non payé des joueurs Tahar, El Bahari, Tiah, Selimi et bien d'autres. Nous étions alors obligés de gérer un passif financier très lourd ». Pour ce qui est de la décision de la commission de litige de la LFP, interdisant au MCO le recrutement lors de cette trêve, Abdelilah est catégorique : «Nous n'avons reçu aucune note officielle de la part de l'instance concernée. En tous cas, personne ne peut nier qu'il y a des joueurs qui n'ont pas été payés ». Quoi qu'il en soit, et selon la réglementation en vigueur, la direction du club doit payer cette somme avant la date butoir du mercato qui est le 14 janvier prochain à minuit, sinon les nouvelles licences enregistrées lors de cette période ne seront pas validées. En attendant d'y voir plus clair, les mouloudéens devront effectuer un stage bloqué de cinq jours ici à Oran, à l'hôtel El Mouahiddine plus précisément. Les coéquipiers de Dahmane seront soumis à du biquotidien à l'hippodrome d'Es Sénia et au stade Zabana. Dans un autre registre, le principal pourvoyeur de fonds, Belhadj Mohamed, qui a pris attache avec pas moins de quatre éléments, temporise toujours avant de les engager. Il s'agit de Zarabi (CSC), Chaouti (ASMO), Bouraba (MCA) et Achiou (sans club). Mais de l'avis de la direction, le jeune milieu de terrain, Nabil Sebahi, qui a déjà évolué à Lorient, serait la première recrue officielle cet hiver.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Benboua
Source : www.lequotidien-oran.com