Ce commerce s'avère juteux puisque les citoyens affichaient un intérêt certain pour ce produit.
Les feuilles de rouggag, confectionnées à base de semoule, plat traditionnel servi notamment lors des fêtes religieuses, ont investi le marché des Aurès (ex-la Bastille). En effet, dès l'entrée de ce marché du centre-ville, le citoyen est interpellé par les commerçants occasionnels, fête du Mouloud oblige, qui exposent leurs produits à la vente. Des feuilles de rouggag cédées au «tadjine», soit un lot de 5 feuilles, pour 60 DA. Il faut dire que ce commerce s'avère juteux puisque les citoyens affichaient un intérêt certain pour ce produit. À l'évidence et à l'instar de cette mère de famille, acheter préparé est plus économique et prêt à l'emploi.
«Je préfère acheter 3 tadjine que je me contenterai simplement d'arroser d'un bouillon plutôt que de les préparer moi-même avec tous les ingrédients qu'ils nécessitent». Un avis qui n'est nullement partagé par cette sexagénaire qui opte, pour sa part, pour la préparation maison. Car, dit elle, «depuis ma tendre enfance, c'est un legs ancestral, je prépare seule ou aidée par mes enfants les feuilles de rouggag avec tous les soins et l'hygiène voulus, à l'inverse de celui commercialisé et qui se trouve exposé à la pollution».
Avis divergeant pour sa confection mais qui, cependant, est confronté à la hausse des prix des ingrédients utiles pour sa préparation. Avec un prix du poulet qui dépasse tout entendement et des légumes de saison qui suivent la même spirale, fêter le mouloud Ennabaoui exige, de ce fait, des pères de familles de mettre la main à la poche.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hadj Sahraoui
Source : www.elwatan.com