La petite agglomération de Massine, avec ses quelques fermes et une
cinquantaine de familles de fellahs, région qui était appelée autrefois la
vallée de Boumerzoug, distante d'environ huit kilomètres du chef-lieu de daïra
d'El-Khroub, donne aujourd'hui le visage d'une zone encore enclavée et désolée.
«Et pourtant, nous ont déclaré
plusieurs agriculteurs que nous avons rencontrés hier, qui sont toujours
accrochés à leurs terres et qui y habitent, cette vaste zone de plus de 5.000
hectares est exploitée actuellement par ses propriétaires et offre de grandes
potentialités en céréales, élevage, et même en arboriculture. Mais nous
souffrons de l'enclavement qui caractérise cette région depuis de longues
années», disent-ils. «Il est vrai, soutiennent-ils, que cette région a été fuie
par ses habitants durant les années sanglantes du terrorisme. Avec le calme
revenu, nous assistons aujourd'hui à un retour progressif des familles qui ont
rejoint leurs exploitations. Elles sont une trentaine environ, mais d'autres
hésitent encore à y retourner car le coin est toujours aussi isolé. C'est pour
cela que nous sollicitons une intervention conséquente de la part des
responsables de la mairie du Khroub pour que nos préoccupations soient
réellement prises en charge, tels que la réfection des deux chemins de wilaya,
le transport, l'éclairage, la viabilisation, etc. D'ailleurs, grâce à cela,
d'autres encore reviendront probablement pour s'installer dans cette zone
rurale». Ils ajoutent «que nous sommes aussi confrontés à un autre problème de
taille, celui de la prolifération des décharges sauvages aux abords de la route
et de nos parcelles».
Contacté, le président de l'APC
du Khroub, M. Hmaïzia Nacer, nous fera part «qu'un programme de désenclavement
est en cours de lancement pour la réfection de la route. L'avis d'appel
d'offres pour la réhabiliter a été déjà émis, et nous attendons les
soumissionnaires. En ce qui concerne l'électrification, nous sommes en contact
avec la société Kahrif pour la prise en charge de ce volet, et les habitants
seront incessamment raccordés à cette énergie. Quant aux décharges sauvages qui
ont pris forme dans certains endroits, dit-il, le service d'assainissement de
la commune sera instruit pour procéder avec un chargeur à l'enlèvement des ces
immondices. De plus, la mairie va prendre un arrêté municipal portant
interdiction de cette procédure et inviter les concernés à utiliser les zones
spéciales prévues à cet effet», conclut-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Abdelyakine
Source : www.lequotidien-oran.com