La voie est libre pour la patronne des Eaux d'Oulmes, Miriem Bensalah-Chaqroun de devenir le 15ème président de la puissante confédération du patronat marocain. La fille du richissime Bensalah, propriétaire du groupe Holmarcom, a officialisé sa candidature à la présidence de la confédération générale des entrepreneurs marocains (CGEM). Elle est la seule candidate au poste, le président sortant Mohamed Horani ne briguant pas un second mandat.
Avec la puissance de frappe du groupe familial, qui brasse des secteurs importants comme la finance, les assurances ou le transport aérien et l'agroalimentaire, Miriem a reçu surtout le soutien de puissants patrons de l'industrie marocaine. Le très influent et écouté Moulay Hafidh Alamy, qui a déjà présidé les destinées de la CGEM (2006-2009) a assuré la candidate de son soutien, et de celui de son cercle d'influence. La patronne des Eaux d'Oulmes, qui siège notamment au sein du conseil d'administration de Bank Al Maghrib, ne manque pas de soutiens' qui auraient fait comprendre au président sortant qu'il ne serait pas judicieux pour lui de briguer un second mandat. ''Avec une double candidature à la présidence, je ne voulais pas prendre le risque de créer une division au sein de la CGEM. Contrairement à ce que l'on croit, il vaut mieux, pour le patronat, qu'il y ait consensus autour d'un seul candidat'', a-t-il déclaré à l'hebdomadaire ''LaVieEco''. Il ajoutera, que «pour une fois que la CGEM peut espérer avoir une femme à sa tête, il faut soutenir cette initiative''. La probable future présidente de la CGEM est connue pour être peu malléable. Sa fermeté l'a conduit a quitté le bureau de la CGEM dans les années 2000 en protestation contre le peu de soutien du Patronat aux entreprises, alors en pleine crise. Elle est néanmoins connue pour sa gestion souple des conflits sociaux, notamment au sein des usines de son groupe. Dans une déclaration à La VieEco en 2006, elle disait, après avoir claqué la porte de la CGEM : ''On peut faire plaisir jusqu'à un certain point, on peut aller à la recherche du consensus jusqu'à une certaine limite, cette limite-là n'est pas assez claire''. L'arrivée de Miriem Bensalah-Chaqroun à la tête de la CGEM le 16 mai prochain, lors d'un vote que l'on dit déjà acquis de ses pairs, laisse présager des confrontations avec le gouvernement sur la conduite de l'économie du pays, et plus particulièrement le rôle que compte confier le gouvernement Benkirane au patronat dans la relance économique du Maroc.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Merouane Korso
Source : www.maghrebemergent.info