Alors que leMaroc fait face à une large opposition de la part de la communautéinternationale concernant son projet d'autonomie du Sahara Occidental, des voixs'élèvent de l'intérieur du royaume, réclamant un statut d'autonomie pour larégion du Rif.Selon desinformation rapportées dernièrement par l'hebdomadaire marocain d'informationsgénérales, Le Reporter, des militants associatifs amazighs tentent de mettre laréclamation de l'autonomie du Rif au-devant de la scène. L'initiative est àmettre à l'actif d'un groupe de jeunes de la ville de Nador, qui ont bravé«l'interdit» et revendiqué ouvertement leur exigence d'une autonomie de leurrégion. Selon l'hebdomadaire marocain, des jeunes qui défilaient dans la plusgrande artère de la ville de Nador, aux côtés des travailleurs affiliés àl'UMT, le 1er mai dernier, avaient brandi une grande banderole sur laquelleétait écrit en grands caractères: «Le mouvement culturel amazigh dans le norddu Maroc réclame l'autonomie du Rif». Cet acte revendicatif a d'ailleurs étéqualifié par Le Reporter de premier du genre dans cette région. Le journalmarocain indique en outre que certains membres d'associations amazighes, jeunespour la plupart, seraient sur le point de créer une coordination pour défendrel'autonomie du Rif. La même idée fait l'objet d'une pétition qui circule cesderniers temps via le Web. Son auteur se présente comme étant un résidant àMontpellier. Il écrit notamment: «Nous, le peuple rifain...., sommesconscients, unis et déterminés fermement pour renforcer l'unité rifaine pourpréserver et protéger le Rif autonome ainsi que la précieuse souveraineté et laprestigieuse langue rifaine, pour reconstruire notre nation afin qu'elleredevienne à nouveau un territoire de paix...». Bien entendu, cetterevendication n'a pas été sans susciter des réactions à la fois de la part decitoyens rifains que de représentants du mouvement associatif. Certainespersonnes approchées par Le Reporter jugent cette requête inadmissible. C'estle cas du président de l'Association du Rif pour la défense des droits del'homme, qui a qualifié l'attitude des jeunes de Nador de revendicationinadmissible. Le Reporter relève, d'autre part, que de nombreux Rifainsestiment que la demande d'autonomie dans les circonstances actuelles «n'estqu'un coup d'épée dans l'eau de la part de jeunes excités». Même si l'idéed'une gestion autonome n'est pas nouvelle et qu'elle n'est pas le propre desseules associations amazighes, une telle revendication a toujours été étoufféedans l'oeuf par l'appareil répressif du Makhzen. Le Centre marocain de défensedes droits de l'homme (CMDH) a affirmé il y a quelques jours que le dossier desatteintes aux droits de l'homme lors des événements du Rif (1958-1959), toutcomme d'autres dossiers plus récents, reste toujours ouvert. En début desemaine, des affrontements violents entre étudiants à la cité universitaire dela ville d'Errachidia avaient fait un mort et six blessés. Une bagarre avaitéclaté entre étudiants de tendances politiques rivales. Des étudiants membresdu parti de la gauche radicale «Ennahdj Eddimocrati» (La Voie démocratique) etdes militants du «Mouvement culturel amazigh» (MCA), s'étaient affrontés àcoups d'armes blanches et de barres de fer à l'intérieur de la cité.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com