Les autorités provinciales d'Al Hoceima ont décidé d'interdire toutes les manifestations commémorant le 1er anniversaire de la mort du poissonnier Mouhcine Fikri, le 28 octobre 2016, à l'origine de la naissance du mouvement de protestation rifain HIrak.Les autorités expliquent que les appels lancés dernièrement sur les réseaux sociaux, invitant l'ensemble des citoyens à participer à des manifestations les 27 et 28 octobre courant « n'ont pas respecté les procédures légales en vigueur ».
Ces appels « Interviennent après le retour de la sécurité et de la quiétude dans la province, au moment où l'opinion publique suit avec satisfaction l'avancement des chantiers de développement ouverts, qui ont suscité une interaction positive de la part des populations de la province'', indique un communiqué repris par l'agence MAP.
Plusieurs appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour commémorer le triste anniversaire à Al-Hoceima, partout au Maroc et en Europe, où plusieurs manifestations sont prévues ce samedi 28 octobre dans plusieurs grandes villes, notamment à Rotterdam, Barcelone et Paris..
Les manifestations réprimées par les autorités marocaines depuis ce 28 octobre 2016 ont conduit à la mort d'un autre jeune homme et l'arrestation de 400 manifestants dont 15 mineurs et 7 journalistes.
Un appel à la solidarité internationale a été lancé par l'Association marocaine des droits humains (AMDH) pour exiger "la libération immédiate des centaines de prisonniers politiques du Hirak au Maroc".
Cet appel, signé en quelques jours par dix-huit membres du parlement européen, dix-huit membres des législations marocaines, des dizaines de syndicalistes, d'universitaires et de nombreuses personnalités publiques dont l'intellectuel et linguiste américain Noam Chomsky, le réalisateur britannique Ken Loach, ou l'écrivaine et militante indienne Arundhati Roy.
Initié par le comité de soutien aux prisonniers politiques établi à Casablanca, cet appel a été lancé alors que 37 prisonniers politiques du Hirak sont en grève de la faim depuis près d'un mois.
«En manifestant pacifiquement, le peuple marocain s'est levé pour plus de justice sociale, cela relève de son droit le plus absolu. Nous tenons les autorités marocaines pour responsables de la vie des prisonniers politiques du Hirak et demandons leur libération immédiate, ainsi que l'arrêt de toute répression contre le mouvement populaire», explique l'AMDH.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : ME
Source : www.maghrebemergent.info