Décadence, bien que le marché de gros des fruits et légumes de la commune de Boufarik soit l'un des plus importants d'Algérie, il est actuellement mal géré et offre un spectacle désolant.Pourtant, il constitue une recette non négligeable pour la ville des oranges, soit 15 milliards de centimes à titre d'adjudication en plus des redevances fiscales des commissionnaires et commerçants. Cette manne financière n'a eu, cependant, aucune incidence directe sur l'amélioration du cadre de vie. En effet, guidé par Hallouli Ramdane Saïd, contrôleur du marché, nous avons constaté, que ce soit à l'intérieur de cette enceinte commerciale, que ce soit à l'extérieur ou à proximité de l'abattoir, d'énormes tas de détritus et de déchets alimentaires sont plongés dans des eaux stagnantes nauséabondes. La section marché de gros du syndicat des commerçants ne sait plus à quel saint de vouer. Hallouli Ramdane nous dira à ce sujet : «Malgré nos plusieurs rencontres avec l'adjudicateur et des réunions périodiques, rien n'est encore fait dans le cadre de la réorganisation du marché de gros qui fonctionne au rythme des années 1960. Il n'y a pas de sanitaires, pas de téléphone. Les routes poussiéreuses en été deviennent de vraies patinoires en hivers, l'adjudicateur ne respecte même pas les clauses du cahier des charges se contentant d'encaisser les redevances sans améliorer la situation du marché. Mais il y a pire, l'adjudicateur ne respecte plus la ratification des droits d'entrée, surtout lors des marchés hebdomadaires de lundi et jeudi. Même les loyers ont augmenté. Pour moi, c'est du racket. Ainsi, du point de vue économique, le volume des activités a régressé». Quant à l'insécurité, elle règne même à l'extérieur du marché lorsque les camions font une longue file devant l'entrée puisqu'un commerçant nous a signalé plusieurs vols. Notre interlocuteur nous dira à ce sujet : «L'adjudicateur que je qualifie d'un Néron des temps modernes a pourtant recruté une équipe pour sécuriser le marché. Dans son esprit, il n'a pas loué le marché, mais il l'a acheté, sinon comment peut-on expliquer que l'on double les prix du jour au lendemain sans respecter le cahier des charges. Il est urgent que l'APC se penche sur le problème de ce marché de gros. Des promesses ont été faites par les nouveaux élus alors qu'attendent-ils pour agir ' ». «Nous avons adressé plusieurs lettres au président de l'APC, au chef de Daïra et à monsieur le wali et même au niveau du tribunal de Boufarik, pour dénoncer certaines régularités dans la gestion du marché». Ainsi, la balle est maintenant dans le camp des autorités et l'adjudicateur pour remédier à cette situation déplorable.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Lounas
Source : www.lnr-dz.com