Ils sont 160 logements à la cité des Jasmins
à rejeter leurs eaux usées à ciel ouvert depuis plus d'un mois déjà et les
services de l'APC de Mansourah ne semblent pas concernés par ce désastre
écologique. Les eaux usées ont déjà envahi une aire de jeux pour les enfants de
la cité, qui continuent, malgré les conseils des parents, à fréquenter les
alentours. Les habitants sont contraints de garder les fenêtres closes au
risque d'êtres asphyxiés par des relents nauséabonds dont les effluves arrivent
jusqu'à la cité des 2000 lits Bachir El-Brahimi. Plusieurs doléances ont été
transmises au maire de Mansourah. Mais, jusqu'à présent, aucune action n'a été
entreprise pour mettre un terme à cette catastrophe écologique qui risque, dans
un proche avenir, de toucher la santé des riverains. Plusieurs familles ont dû
évacuer les lieux car, disent-elles, les effluves ont plutôt une odeur de gaz.
«Puisque personne n'est venu s'enquérir de la situation pour nous
donner un quelconque renseignement sur la dégradation de notre environnement,
nous préférons habiter chez des proches en attendant».
Les
habitants de la cité des Jasmins, qui n'a plus de jasmin que le nom, ont tenté,
sans que cela leur soit permis, une évacuation des eaux par les avaloirs. Mais
ce fut peine perdue car ils se sont avérés bouchés. «Si cela persiste, il
faudrait certainement sortir les gros moyens et l'APC de Mansourah ne les
possède pas», dira un habitant, qui tente de bloquer le passage des véhicules à
l'aire de jeux car ils remuent les eaux usées et cela dégage encore plus les
mauvaises odeurs.
L'exemple de l'adage est bien concret à la cité des Jasmins, qui
ne se trouve qu'à quelques mètres du pôle universitaire de Bouhenak. Les
autorités locales réagiront certainement lorsque les eaux usées arriveront aux
amphithéâtres...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belbachir Djelloul
Source : www.lequotidien-oran.com