Ce qui semble révolter le collectif, c'est le fait que l'antenne de Tlemcen vit au détriment de celle d'Oran.Que se passe-t-il à l'antenne du bureau d'études d'Oran de l'agence de Maktab handassat Tlemcen (MHT), qui fait que les 67 travailleurs montent au créneau et dénoncent le "parti pris" de leur siège social à Tlemcen ' Visiblement irrités, le collectif des travailleurs qui se sont déplacés à notre rédaction régionale s'interrogent sur les raisons du retard "récurrent dans le versement des salaires". Un état de fait pénalisant qui prévaut depuis plusieurs mois déjà à l'ex-Bevor.
"Notre antenne jouit d'un bon portefeuille financier, a fortiori que nous gérons quelque 12 000 logements tous types confondus ainsi que de nombreux projets de réalisation publique au niveau des 26 communes de la wilaya d'Oran", affirment nos interlocuteurs. Selon eux, à l'origine de cette situation complexe, la fusion des deux bureaux d'études d'Oran et de Tlemcen en 2010. Les membres du collectif n'en pensent pas moins que de cette union sont nés les "véritables problèmes d'ordre financier et de gestion des ressources humaines". "Pourquoi sommes-nous toujours en rade quand il s'agit de verser nos salaires, alors que les employés à Tlemcen ne pâtissent pas de cette situation '", indique-t-on. Ils décrient cette situation en mettant en cause "la mauvaise politique de gestion de MHT". "C'est l'antenne d'Oran qui supporte le poids des charges financières et du versement des salaires aux employés des deux bureaux", ajoute-t-on. Une interlocutrice se plaint de l'attitude de la direction MHT à Tlemcen.
"Pourquoi n'avons-nous pas été rémunérés au mois de Ramadhan comme nos collègues à Tlemcen '" Des interrogations et des récriminations qui fusent du collectif des travailleurs.
Cette fois-ci, c'est le retard de deux mois de salaire impayés qui refait surface. "Notre chef d'antenne à Oran s'est vu infliger huit jours de mise à pied pour avoir autorisé le paiement de nos salaires", précise-t-on de même source. Bénéficiant d'un plan de charge consistant et d'un capital expérience de ses ingénieurs et de ses architectes, MHT à Oran se rebiffe. "Nous exigeons à présent d'être considérés à notre juste valeur eu égard à nos apports financier et professionnel qui font vivre le siège social à Tlemcen et l'antenne MHT à Oran", estime-t-on. Le dynamisme de l'antenne MHT d'Oran réside aussi dans son capital humain avec le recrutement de jeunes architectes et d'ingénieurs dans le cadre du Daip et de l'Anem et qui ont bénéficié de l'expérience professionnelle des anciens cadres du bureau d'études.
Ce qui semble révolter le collectif, c'est le fait que l'antenne de Tlemcen vit au détriment de celle d'Oran. "Nous avons organisé une grève par le personnel d'Oran, elle a été gelée suite à un protocole d'accord préconisant une autonomie financière, technique et administrative conclu en 2012 et dont des copies (en notre possession) ont été transmises par les instances syndicales, dont la Fédération nationale des travailleurs du bâtiment ainsi que la tutelle, la SGP Indjab et le ministère de l'Habitat."
Un autre grief évoqué par le collectif concerne la gestion du personnel recruté dans le cadre du contrat à durée déterminée (CDD). "Nous vivons une situation d'ostracisme puisque nous ne bénéficions pas du renouvellement de nos contrats et nous nous retrouvons en instance d'activité, alors que le protocole d'accord incluait pourtant la titularisation de ces jeunes cadres, notamment ceux recrutés avant le 28 janvier 2013."
K. R-I
Nom
Adresse email
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : REGUIEG ISSAAD K
Source : www.liberte-algerie.com