Pour lutter contre les infections nosocomiales (maladies contractées en milieu hospitalier), les intervenants, lors de la 1ère Journée d'hygiène hospitalière et de lutte contre les infections nosocomiales, ont insisté sur le lavage des mains avec un savon antiseptique afin d'éliminer les souillures, suivi d'une friction avec une solution hydro-alcoolisée pour tuer les germes, en veillant, à chaque lavage, à renouveler les gants. Ces dernier ont, en outre, précisé dans le même contexte que la discipline hygiénique en milieu opératoire impose le non port de bijoux et l'interdiction de vernir les ongles. Les professionnels de la santé ont également souligné que l'hygiène en milieu hospitalier se doit d'être « l'affaire de tous afin de faire de l'hôpital un lieu d'accueil, de soins et de prévention pour les malades et leur famille». Pour lutter contre ces infections, le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a consacré une enveloppe financière de 55 milliards de centimes. Selon le sous-directeur de la prévention au ministère M. Terfani Youcef, cité par l'APS, cette maladie a affecté en 2005 entre 7 et 14 % de malades à travers les établissements hospitaliers. Tout en affirmant que le taux d'infection a diminué cette année grâce aux plans de lutte préconisé par le ministère, le même responsable a indiqué que le budget consacré à la lutte contre ces infections a été revu à la hausse passant de 46 milliards en 2007 à 55 milliards, cette année. Ces infections, précise M. Terfani, apparaissent dans les services de la chirurgie, d'hémodialyse, de réanimation, de pédiatrie et de la gynécologie, considérés comme services à hauts risques. D'autre part, et dans le cadre des mesures prises par le ministère pour remédier aux conséquences de ces infections, le sous-directeur à la prévention a rappelé la mise sur pied, en 2005, d'un comité national de lutte pour l'élaboration d'un plan d'action qui s'étalera jusqu'en 2009 avec des perspectives allant jusqu'à 2015. Le plan en question vise à réduire de 50 % le taux d'infections en 2009. De son côté, la directrice de l'établissement public hospitalier Bologhine, Mme Rahal Ratiba, a rappelé l'importance de l'hygiène hospitalière notamment le lavage consciencieux des mains et l'application stricte des mesures d'hygiène au niveau des structures sanitaires, notamment le nettoyage des équipements et des outils médicaux, pour se prémunir contre ce genre d'infections. La même responsable a, enfin, évoqué la question de la formation du personnel des établissements hospitaliers en insistant sur la prévention.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com