Alors que l'aménagement urbain, mené à outrance dans le chef-lieu de daïra, bat son plein voire avec une pointe de démesure, des aménagements vitaux manquent encore dans les villages telle cette bourgade de Zouj Beghal qui s'est développée autour de l'ultime gare ferroviaire située à quelques mètres de la frontière et dont les habitants vivent toujours les affres d'une route qui n'en est pas une car, devenue franchement impraticable en l'absence d'entretien. Malgré les maintes démarches et correspondances effectuées et faites auprès des services de daïra et de wilaya, l'accès (environ 2 km) au village pour les quelque 300 âmes en plus du personnel de la gare, des éléments de la compagnie des gardes frontières, de la police des frontières ainsi que pour les douaniers est devenu une préoccupation majeure. Ni transport en commun ni taxi n'acceptent de s'aventurer sur ce tronçon lequel est parsemé de profonds nids-de-poule et érodé de tout bord. Ainsi, aussi bien pour les scolarisés que pour les travailleurs qui doivent impérativement l'emprunter, le calvaire de traverser ce tronçon à pied pour rejoindre la station de bus est quotidien et demeure voilà des années. Par ailleurs, le village n'est pas alimenté en eau potable laquelle est payée au prix fort aux propriétaires de citernes tractées, alors que la conduite principale qui alimente le couloir ouest à partir des forages de Béni-Boussaïd passe à peine à 2 km du village.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Cheikh Guetbi
Source : www.lequotidien-oran.com