A Maghnia, la situation relative
à la
construction illicite est qualifiée de catastrophique. Malgré
la sonnette d'alarme
tirée à plusieurs reprises par des associations, celle-ci, en l'absence de rigueur,
gagne du terrain à grands pas, voire elle défie la loi au point où elle
s'impose en place et lieux d'assiettes, qui ont fait état d'un choix par une
commission officielle pour des équipements et ce, sans que cela semble ébranler
les responsables. La
situation est devenue incontrôlable, même des POS du récent
PDAU sont illégalement occupés. Ce membre de l'association du quartier «Hamri»
est outré du comportement aussi bien des responsables que de celui des initiateurs
de ces constructions : «Les commanditaires de ces constructions ne sont autres
qu'une mafia bien fortunée qui engage des jeunes désÅ“uvrés pour l'acquisition
musclée des terrains et finance les constructions. Il n'y a qu'à
voir la consistance
des constructions qui se font sur plusieurs niveaux pour
comprendre le «manège». Jusqu'alors, aucune action d'envergure n'a été menée pour
que cesse cette défiguration urbanistique et cette hémorragie foncière». Vu
l'ampleur qu'a prise le phénomène, les moyens humains et matériels de la commune sont devenus
relativement infimes et les démolitions ponctuelles effectuées, de temps à
autre, sont tout aussi insignifiants. Cet autre président d'association est également
outré du comportement des responsables locaux : «Les responsables communaux ont
émis un avis défavorable pour la
mise d'un terrain situé sur les hauteurs de la cité DRS à la disposition d'une
coopérative immobilière et ce pour le motif que ce terrain est prévu pour des
équipements. Le terrain en question est envahi actuellement par la construction illicite.
Ni équipement, ni coopérative…». L'interlocuteur se dit davantage scandalisé
qu'aucune mesure n'a été entreprise par les responsables à divers niveaux auxquels
il a dressé la
situation catastrophique relative à ce phénomène». A Maghnia,
le cas de constructions illicites isolées est révolu et ce sont de véritables
quartiers illicites qui s'érigent au mépris de la loi et des responsables qui
devraient les faire appliquer. Toute la périphérie ouest
et tout le nord de la ville
ont été envahis illicitement, ce qui représente une superficie
qui se chiffre en centaines d'hectares. Selon des observateurs, la construction illicite
a connu son essor et a atteint son pic entre 2004 et 2008, période qui s'est caractérisée
par un délaissement total de la
part des responsables locaux et que l'actuelle équipe communale
subit. Ce jeune investisseur n'a pas manqué de souligner des pratiques
douteuses qui se tramaient durant cette période : «Voulant investir dans le
domaine du tourisme, j'ai sollicité un terrain à l'ouest de la ville du côté de la pépinière. Le chef
de daïra d'alors a été catégorique : ce terrain (7.000 m²) est prévu pour
un équipement. Aussitôt ce chef de daïra muté, le terrain a été construit
illicitement !». Le constat est amer et rien ne semble, selon des associations,
décider le wali à intervenir pour contrer ce fléau
malgré les différentes correspondances qu'elles lui ont adressées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Cheikh Guetbi
Source : www.lequotidien-oran.com