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Lutte contre la mortalité enfantile



Lutte contre la mortalité enfantile
Le problème majeur est celui de la ressource humaine: le nombre de pédiatres à l'échelle nationale et de personnel paramédical en charge du nouveau-né est insuffisant, comme l'est aussi le nombre des services de néonatalité à travers le pays. C'est le constat qui a été dressé par les spécialistes.C'est d'ailleurs le premier constat fait hier par le Pr Djamil Lebane, coordinateur national du programme national néonatalogie au ministère de tutelle qui s'exprimait lors d'une rencontre organisée à Oran et ayant pour thème la mortalité infantile et la mise en place d'un système de soins en lien avec la prise en charge du nouveau-né.Ce spécialiste a estimé «très insuffisant» le nombre de pédiatres à l'échelle nationale et de personnel paramédical en charge du nouveau-né. Et il reconnaît d'autres insuffisances en matière de formation du personnel médical et paramédical. «Le problème majeur, est celui de la ressource humaine. Il se pose en termes de formation», a regretté le Pr Lebane, toutefois, rappelle-t-il, les responsables de l'enseignement supérieur ont été sensibilisés pour faire en sorte que les futurs pédiatres aient un temps de formation suffisant dans leur cursus. Il a également mis en exergue l'importance de la formation continue pour consolider les acquis de la formation initiale. Le manque d'infrastructures et d'équipements médicaux demeure une véritable contrainte pouvant constituer un frein pour la réalisation des objectifs du programme national de la santé publique. Les spécialistes présents à cette rencontre ont jugé?insuffisant le nombre de services de néo-natalité à travers le pays, tout en constatant le nombre élevé de décès lors de la première semaine de vie. Ils ont également évoqué de «nombreuses insuffisances en lien avec l'aspect organisationnel et la formation du personnel médical et paramédical».«Les progrès réalisés en matière de réduction de la mortalité infantile sont appréciables mais certains défis restent à relever», a souligné le Dr Leila Benbernou, sous-directrice des programmes de santé de la mère et de l'enfant au ministère de tutelle, prônant des solutions «pratiques» selon les problématiques locales. «La mise en place d'un cadre d'actions s'affirme sur les processus de mise à niveau des structures pour renforcer la feuille de route commune aux standards internationaux», a-t-elle recommandé.Il s'agit principalement des objectifs du développement durable (ODD) à l'horizon 2030, visant à mettre un terme aux décès évitables.Pour l'Algérie, l'objectif fixé porte sur 12 décès pour mille naissances vivantes. l'Algérie enregistre une moyenne de 22 décès pour 1 000 naissances vivantes et près de 80% de cette mortalité est néonatale. L'objectif du programme national est de réduire cette mortalité à 12 décès pour 1 000 naissances vivantes.
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