
? Il est temps d'assainir le milieu associatif, à Oran. Par assainissement, il n'est pas entendu la mise en branle d'un processus (administratif) de liquidation et d'annihilation, visant à compresser le monde associatif, pour en réduire la consistance physique et, par effet comptable, son contrepoids budgétaire. Il s'agit d'une cure pour guérir le corps associatif et le rétablir dans sa vocation, au sens strict des dispositions de la loi sur les associations, et cela passe, nécessairement, par l'élimination des entités parasitaires et les associations «Caisses à subvention».C'est, en substance, la teneur d'un appel lancé, à l'unisson, par des élus, des sportifs et des notables, à l'adresse des autorités publiques locales, lors d'une rencontre organisée à l'hôtel ‘Mouahidine' par le président de l'Amicale des Sportifs oranais, Hamid Bentria, en l'honneur des journalistes, à l'occasion de la Journée nationale de la Presse. Proposé par l'initiateur de l'action comme thème de conférences pour faire fructifier la soirée et ne pas se recroqueviller dans le cérémonial, l'échange de politesse et du verbe qui est fait pour chanter et séduire, la nécessité d'une purge dans la sphère associative s'est mue d'un simple sujet d'intervention et débat en une revendication citoyenne faisant l'unanimité, un message à l'intention des pouvoirs publics locaux, à leur tête le wali d'Oran, Mouloud Cherifi.
La lecture de l'appel solennel a été faite par la voix de Hamid Bentria, et ce, à deux reprises, d'abord en fin de cérémonie de remise de cadeaux, ensuite lors d'un point de presse que celui-ci a eu à animer, conjointement, avec le président de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), Abdelkader Mâarouf. En réponse à une question qui lui a été posée dans le vif du sujet, le premier représentant de l'instance délibérante de la wilaya d'Oran a mis l'accent sur «l'opportunité» et même «l'urgente nécessité» d'une telle démarche «thérapeutique» ciblant le corps associatif, soulignant qu'«au vu du tableau qui, il est grand temps de séparer le bon grain de l'ivraie, à travers un passage au tamis de toutes les associations pour n'en garder que celles qui sont conformes dans leur création, leur fonctionnement et leur activité, aux dispositions de la réglementation en vigueur (Ndlr : loi n°12-06 relative aux Associations)». Non sans reconnaître la difficulté de la mission, en ce sens, a-t-il noté, qu'«en tant qu'APW, en matière d'approbation des demandes de subvention déposées par les Associations, nous sommes tenus par un formalisme rigide. Les subventions sont octroyées sur la base de la conclusion d'un contrat programme en adéquation avec les objectifs poursuivis par l'Association et conforme avec les clauses d'intérêt général.
Pour veiller à l'utilisation rationnelle et efficiente des deniers publics et d'éviter une utilisation qui s'écarte de l'activité et de l'objet ayant justifié, initialement, l'allocation de la subvention, les dispositions en vigueur prévoient des mesures pour mieux encadrer les conditions d'octroi et de contrôle de l'utilisation des subventions allouées aux associations. Il s'agit essentiellement, de conditionner l'allocation des subventions de l'Etat ou des Collectivités locales à la présentation d'un programme d'activités à réaliser, durant l'année couverte par la subvention sollicitée, de soumettre les comptes de l'Association à un contrôle permanent, assuré par un commissaire aux comptes, de déposer avant le 31 mars de l'année, le rapport d'activités et le bilan de l'année précédente de l'Association, obligatoirement, revêtu du visa du commissaire aux comptes. Aussi, la loi régissant les Associations fait obligation à l'association de valider sa comptabilité par un commissaire aux comptes».
Pour sa part, Hamid Bentria a affirmé que «malgré les efforts d'assainissement du volet associatif, menés depuis quatre ou cinq ans, par les pouvoirs publics, beaucoup reste encore à faire pour éviter, à ce champ d'action, les tâtonnements, la médiocrité et parfois les dérives, nourries par la prédation et les convoitises». Pour lui, il faut revoir les textes dans le sens où l'on ne doit pas délivrer un agrément à n'importe qui, il faut qu'il y ait un statut de président d'association. Que peut-on attendre d'une association dont le président est lui-même un cas social '», S'est-il interrogé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H S
Source : www.lequotidien-oran.com