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Logement rural



Logement rural
Une cinquantaine de personnes représentant les habitants du terrain de la ‘Ferme des trois martyrs', près de Chaab Errassas, ont tenu, hier matin, un rassemblement devant le cabinet du wali, pour réclamer le déblocage de leurs dossiers afférents au logement rural car ayant bénéficié de d'octroi de l'aide de l'Etat, depuis deux ans et demi, maintenant.C'est ce que nous explique le représentant du groupe des protestataires, indiquant qu'ils sont 262 familles à avoir déposé des dossiers, entrant dans le cadre du logement rural et ils sont tous en possession de décision de bénéfice de l'aide et ce, depuis l'été de l'année 2010.Et de préciser qu'il s'agit d'une décision d'attribution d'une aide de 75 millions de centimes, destinée à réhabiliter les maisons précaires des habitants concernés, pour les fixer sur place et leur permettre d'apporter des améliorations à leur cadre de vie.La décision de bénéficiaire de cette aide, signée par le chef de daïra de Constantine et portant son cachet, ouvre droit, pour ceux qui le souhaitent, à un prêt bancaire. «Nous avons eu plusieurs réunions avec le chef de daïra, des représentants de l'administration sont venus examiner la situation, de visu, mais rien de concret n'en a résulté jusqu'à aujourd'hui. A telle enseigne qu'il est arrivé à beaucoup d'entre nous, notera notre interlocuteur, de se demander si ce projet d'aide au logement rural tient encore la route».Et d'ajouter «nous avons tenu ce sit-in pour alerter le nouveau wali de notre situation et solliciter son intervention pour débloquer la situation et les attributions des aides en question, car plus les années passent plus les maisons à réhabiliter se dégradent davantage». En fin de matinée, une délégation des protestataires a été reçue, au cabinet du wali, par un représentant de celui-ci, à qui ils ont fait part de leurs préoccupations et doléances. Mais, à leur sortie, les représentants des habitants étaient sceptiques. «Des promesses, rien que des promesses», nous dira l'un d'entre eux sur un air de dépit, non sans menacer que «dans les prochains jours, les habitants exprimeront leur ras-le-bol d'une autre façon».


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