
Durant les rassemblements organisés, cette fin de semaine, devant le siège de la wilaya d'Oran ou celui de la daïra de Bir El-Djir, les postulants au programme LPA (logement participatif aidé) ont eu des mots sans équivoque pour décrire lesdits promoteurs privés chargés de réaliser quelque 2000 unités de logements et de lâcher : "Promoteurs mafieux, promoteurs véreux !"Selon des souscripteurs, les promoteurs privés piétinent la réglementation et le dispositif mis en place par les pouvoirs publics régissant la formule LPA, mettant, du même coup, en péril l'ensemble de la finalité d'accès à ces logements. Ainsi, une plainte évoquant l'ensemble des dépassements est transmise au secrétariat de la wilaya par les souscripteurs qui en appellent aux autorités locales, notamment le wali d'Oran, pour intervenir et faire respecter la loi. "Ces promoteurs exigent de nous 130 millions de centimes au terme de la première tranche que l'on doit verser, alors que celle-ci est fixée par l'Etat à 70 millions, et sur le bon de versement, le promoteur ne mentionne que les 70 millions prévus par la réglementation", expliquent plusieurs contestataires. D'autres évoquent tout simplement la corruption de promoteurs qui exigent "des pots-de-vin" pour inscrire en haut de la liste certains souscripteurs.Les reproches ne s'arrêtent pas là, puisque l'on nous explique encore que des promoteurs ont refusé de prendre en compte la liste transmise par la daïra et ont ainsi confectionné leur propre liste, parfois un supplément est demandé pour l'installation d'interphone, de fenêtres en aluminium.Pour nos interlocuteurs, les pouvoirs publics sont totalement absents, laissant libre cours aux pratiques des promoteurs qui profitent largement de cette situation. D'où cette initiative d'interpeller le wali et de se rassembler, d'autant nous dit-ont que "l'Etat a accordé des facilitations et des avantages importants à ces promoteurs privés". Dès lors, pour ces femmes et ces hommes qui ont misé sur ces programmes LPA, les pouvoirs publics doivent exercer leur pouvoir de contrôle, avec ce sentiment d'être abandonnés face au diktat des promoteurs indélicats que rien ne semble gêner.La semaine prochaine, d'autres rassemblements sont d'ores et déjà prévus, montrant ainsi que l'accès au logement est bien le problème numéro un de la wilaya d'Oran, où le taux de réalisation des programmes de logements, tous types confondus, n'excéderait pas 19%.D. LNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com