Oran - Revue de Presse

LMD L'heure des évaluations



Premier grand dossier de la réforme de l'enseignement supérieur, lesystème LMD vient de boucler 3 ans avec, à la clé, une première promotion.Ouvert par le chef du Gouvernement Abdelaziz Belkhadem, le colloque « lesystème LMD entre implémentation et projection» a réuni un nombre importantd'universitaires et experts internationaux de 36 pays. Le Premier ministre dans son intervention d'ouverture assurera que cesystème ne sacrifiera pas les acquis de l'enseignement mais répond seulement àun souci d'équilibre entre une demande croissante pour l'accès à l'enseignementsupérieur et celui de donner une formation adaptée à la réalité économique. Cela dit, après trois années de la mise en oeuvre du système LMD, ilreste à «créer l'environnement socioéconomique » qui va avec, a soutenu lesecrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur Gharssi Mohamed quia animé un point de presse, hier, en marge des travaux du colloque qui se tientau Cerist de Ben Aknoun. Les participants au colloque qui se déroule pendant 2 jours, se penchentsur l'évaluation du système d'enseignement LMD. C'est une promotion de 9000 étudiants qui est sortie cette année desbancs de 10 universités qui assurent ce genre d'enseignement. Selon le SG du ministère, «il s'agit d'évaluer ce mode nouvellementintroduit ainsi que l'efficacité de la formation par rapport à l'environnementsocioéconomique». Une évaluation qui sera faite par des experts, entrepreneurset universitaires venus de plusieurs pays. Le système LMD étant basé sur les équivalences, il ne peut évoluer envase «clos», et serait, selon l'expression d'un enseignant d'une universitéallemande «un passeport scientifique où les diplômés ont les mêmes valeursscientifiques». A ceux qui avancent que le système LMD a été mis en place sans que l'onmette ni les moyens, ni préparer un environnement favorable pour les futursdiplômés, Mohamed Gharssi, préfère parler plutôt de contraintes inhérentes àtoute réforme à ses débuts. Il signale que les objectifs que se fixe leministère pour palier le problème lié à l'encadrement des étudiants est deformer 25 000 enseignants (professeurs et maîtres de conférence) à l'échéance2009. Ce système dont le nombre d'étudiants augmente d'année en année (72 000préparent actuellement un licence en LMD, selon les chiffre du ministère),affiche un taux de réussite de 75%. «De toutes les façons, le système LMD a étéun «impératif qui s'imposait à nous» et non un système appliqué de force àl'université. «Les étudiants continuent malgré le basculement progressif versle LMD, à avoir le choix entre le système classique et ce système» a concluMohamed Gharssi. Des arguments que le SG du ministère de l'Enseignementsupérieur mettra en avant pour apporter la contradiction aux détracteurs de cesystème qui voient là, selon lui, «une façon pure et simple du désengagement del'Etat de l'enseignement supérieur et par conséquent de sa privatisation». L'on soutiendra, en outre, que l'Etat a dans la loi de financecomplémentaire, prévu d'autres moyens financiers pour accompagner le cycle duMaster.
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