Décadence - A regarder de plus près les classements des championnats des Ligues 1 et 2, on constate très vite que rien ne va plus à l'ouest du pays.
En effet, tous les clubs de cette région occupent les dernières places, excepté l'ES Mostaganem. Peut-on parler de syndrome qui frappe le football de l'ouest du pays si on se réfère au classement des clubs de cette région et leurs situations respectives par rapport aux autres clubs ' S'il n'est pas vraiment aisé d'aller très vite en besogne, il est en revanche nécessaire de se poser de réelles questions sur cet état de fait qui, faut-il le préciser, ne date pas d'aujourd'hui, mais qui dure depuis plusieurs saisons. Excepté l'ES Mostaganem, qui occupe actuellement la troisième place du championnat de Ligue 2, toutes les autres formations sont dans le bas du tableau et risquent de payer très cher cette situation critique. Ainsi, en Ligue 1, l'ASO Chlef, qui a été champion d'Algérie en 2011 pour la première fois de son histoire, est en train de perdre pied dangereusement en occupant une peu reluisante treizième place, alors qu'il avait participé à la phase des poules de la Ligue des Champions africaine l'été dernier. Sortis par la petite porte de cette compétition prestigieuse et englués dans une crise au niveau de la direction du club, notamment après le retrait du président Abdelkrim Medouar passé député, les Chélifiens souffrent en championnat et perdent, il y a une semaine, leur entraîneur Rachid Belhout. Ils devancent d'un petit point le nouveau promu, l'USM Bel Abbes qui fait pourtant son grand retour parmi l'élite, après une absence de vingt-quatre ans, mais qui a du mal à s'adapter au rythme et aux exigences de ce palier. Il faut ajouter à cela, les problèmes financiers qui pèsent sur le club, comme en témoignent les faibles sommes perçues par les joueurs à la veille de l'Aïd et qui ne feront que démobiliser davantage l'équipe. Autre formation qui est dans la même situation, voire pire, c'est le Widad de Tlemcen dont le président Abdelkrim Yahla vient de déposer sa démission compte-tenu de gros problèmes financiers également, mais aussi à l'environnement du club. Après s'être maintenu à un niveau honorable durant les dernières saisons, le WAT a fait les frais des départs de ses meilleurs éléments, alléchés naturellement par les propositions des autres clubs, du centre et de l'est du pays, à l'image des Djallit, Benmoussa, Ghazali et autre Bachiri, pour ne citer que ceux-là. La saignée récurrente qui touche ce grand club formateur a fini par l'atteindre dans ses résultats, et ses ambitions revues à la baisse. Que dire alors du Mouloudia d'Oran, ce club emblématique de l'Ouest algérien et porte-flambeau pendant des années du sport national, dans plusieurs disciplines d'ailleurs, qui ne finit pas sa descente aux enfers. Actuelle lanterne rouge, le MCO n'a gagné aucun match depuis le début de saison et se dirige tout droit vers une fin de saison délicate s'il ne parvient pas à redresser la barre lors des prochaines sorties, à commencer par celle qui l'opposera samedi au MC Alger. Pris au piège par une instabilité chronique à tous les niveaux et à une guerre ouverte entre dirigeants, tel est le cas aujourd'hui entre Djebbari et Abdelilah, les Hamraoua vivent leurs moments les plus difficiles, après avoir rétrogradé en Ligue 2, il y a trois ans, alors qu'ils étaient les seuls à n'avoir jamais goûté au purgatoire.
La peine
Situation catastrophique en Ligue 2
Si en Ligue 1, les choses sont très négatives, en Ligue 2 la situation n'est pas plus reluisante où le SA Mohammadia (13e), l'ASM Oran (14e), le MC Saïda (15e) et le CR Témouchent (16e) ferment la marche du classement. Aux problèmes d'instabilité, au niveau administratif et technique, le football à l'Ouest souffre sur le plan économique par l'absence de grands investisseurs et autres opérateurs pour le soutenir fortement. L'Ouest se contente de prospecter et de former pour les riches clubs du centre et de l'est du pays, telle est la triste réalité d'aujourd'hui. Un repère de taille pour illustrer cet état de fait : si on excepte le titre de Chlef en 2011, le dernier sacre en championnat d'un club de l'Ouest remonte à 1993, soit presque vingt ans et le sacre du MCO. En coupe d'Algérie, cela fait plus de dix ans qu'une formation n'a pu rééditer la victoire du WA Tlemcen (2-1) dans une finale d'ailleurs à 100 % Ouest contre le MC Oran (en 2011). A méditer.
CRB : il a demandé deux jours de réflexion
Gamondi risque de refuser l'offre de Gana
Comme rapporté dans notre édition d'hier, l'entraîneur argentin, Angel Miguel Gamondi, a rencontré le président du CRB, Azzedine Gana, pour négocier son éventuel retour dans le club phare de Laâqiba. Les deux hommes se sont rencontrés et ont longuement discuté tous les aspects y afférents. Gamondi a évoqué, dans cette entrevue, l'histoire de ses arriérés que le club belouizdadi lui doit depuis son dernier passage chez lui, et à Gana de lui proposer un échéancier et promis de le payer jusqu'au dernier centime. En outre, le débat a tourné autour des conditions de travail, puisque l'Argentin, nous dit-on, ne veut pas retomber dans les mêmes erreurs du passé, où plusieurs facteurs avaient fait qu'il avait peiné dans l'accomplissement de sa tâche. Le président belouizdadi a encore promis à son interlocuteur que tous les moyens seront mis à sa disposition et qu'il ne sera nullement mis dans les mêmes conditions qu'auparavant. Ce dernier dira : «Je viens de terminer ma rencontre avec Gamondi (ndlr, hier), et je suis rassuré au plus haut point. On a discuté sur plusieurs points et je lui ai fait une offre qu'il ne saura refuser. Certes, elle n'est pas du niveau de celle de l'USMA, mais elle est respectable. Il a demandé deux jours de réflexion, et il devra me donner sa réponse dans deux jours, soit mardi, avant de s'envoler, le lendemain pour l'Espagne». Toutefois, il se trouve que cela n'est pas le cas, selon d'autres sources, puisque nous apprenons que le premier responsable du Chabab aurait proposé un salaire mensuel de 8 000 euros à l'Argentin, ce qui est loin des attentes de ce dernier. Ainsi donc, il n'est pas à écarter de voir le technicien en question faire machine arrière et rejeter cette offre. S'agissant du cas d'Arena, qu'on annonce comme revenant à son poste, lui qui a annoncé sa démission à la fin de la rencontre remportée par son équipe face à la JSK, nous apprenons qu'il est fort probable qu'il ne reviendra pas. En effet, nos sources affirment que Gana l'a appelé, après insistance de certains dirigeants et joueurs, pour lui proposer cela, mais les négociations ont buté sur un différend qui concerne les déplacements de l'Italo-Suisse vers son pays natal, pour suivre l'état de santé d'un «parent proche malade». Arena a demandé à se déplacer régulièrement en Suisse, ce que Gana a refusé catégoriquement. Il était attendu, aujourd'hui, à Alger pour peaufiner les négociations, mais a dû reporter sa venue jusqu'à jeudi, en raison de l'invalidité de son permis de travail en Algérie. Cette histoire de barre technique du Chabab tient toujours en haleine ses supporters, et il est fort probable que la rencontre de ce samedi face au MCEE sera dirigée par les deux entraîneurs adjoints, Bouhila et Boudjelti en l'occurrence.
L'action
L'USMA veut le chasser de son appartement
Rentré à Alger pour régler des affaires personnelles qui le lient encore avec son désormais ancien club, l'USMA, Gamondi a eu la désagréable surprise de voir un huissier de justice se présenter dans son appartement pour lui demander de le quitter sur-le-champ. C'est, nous dit-on, une action menée contre lui par la direction des Rouge et Noir, surtout que les relations entre les deux parties s'étaient détériorées depuis plusieurs jours déjà. Cela, au moment où les règlements stipulent que dans le cas d'une résiliation de contrat à l'amiable, l'entraîneur devrait rester dans son lieu d'hébergement pendant une période précise, le temps de régler toutes ses affaires. Les responsables de l'USMA ne semblent pas l'entendre de cette oreille et sont passés à l'acte.
USMB
Akli ne songe pas à la démission
L'entraîneur de l'USM Blida, Nacereddine Akli, a affirmé, hier, dimanche, qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner de son poste après les dernières contre-performances de son équipe dans le championnat de Ligue 2, indiquant qu'il bénéficiait toujours de la confiance du président du club, Mohamed Zaim. «Je n'ai à aucun moment songé à la démission, d'autant plus que j'ai toujours le soutien de mon président. Les informations me donnant sur le départ sont infondées», a déclaré Akli à l'APS. «Partout ailleurs, les supporters sont exigeants, ils veulent toujours que leurs équipes respectives gagnent tout le temps. Leur pression ne me cause donc aucun problème, je veux plutôt me concentrer sur mon travail», a encore commenté Akli. «On a démarré la préparation d'intersaison très en retard, et malgré cela, on a fait de notre mieux pour être dans le haut du tableau. Nos ambitions restent toujours les mêmes, à savoir jouer l'accession, car l'USMB doit vite retrouver l'élite», a-t-il assuré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A S B
Source : www.infosoir.com