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Liesse et promesses dans l'avenue Bourguiba L'an I de la révolution du Jasmin



Liesse et promesses dans l'avenue Bourguiba                                    L'an I de la révolution du Jasmin
De notre envoyé spécial à Tunis
Amar Rafa

Les Tunisiens étaient nombreux à célébrer hier le premier anniversaire de la révolution démocratique dans leur pays. L'avenue Bourguiba était noire de monde, jeunes filles et garçons, se sont rassemblés pour faire rappeler au gouvernement provisoire ses engagements pour une vie dans la dignité, mais aussi les promesses d'emplois non encore tenues. Autant de promesses électorales et de serments aux chouhada, faits par le parti Ennahda, qui tardent encore à venir. Les jeunes en kermesse, drapés de l'emblème national, d'autres portant des pancartes, ont battu le pavé hier en scandant, «Allah Akbar», et «mazal, mazal», en signifiant que la chute du régime Ben Ali n'est que le début d'un long processus de recouvrement de la dignité des Tunisiens, pour lequel a été élu le parti, avec 89 sièges sur 217. Cette revendication a été clamée par une foule en liesse, à cette occasion, devant le ministère de l'Intérieur qui était, pas loin que l'année dernière, le symbole de la répression, et où des jeunes ont affronté le torse nu les balles du régime policier déchu. Hier encore, d'autres manifestants ont encore aussi exprimé leurs protestations contre la venue de l'émir du Qatar, sans crainte d'être persécutés par les agents de l'ordre et militaires qui quadrillaient les bâtiments officiels, sièges d'institutions officielles du pays, et ceux postés à leurs entrées, donnant aux lieux l'aspect de bunkers. A l'évidence, cela renseigne que la paix, même revenue, avec les changements de pouvoir, demeure toujours fragile. Cela, le peuple tunisien l'a compris, et a tenu à l'exprimer hier, lors des nombreux rassemblements organisés dans le pays, et autorisés par le ministère de l'Intérieur, mais qui se sont déroulés dans le calme et dans une ambiance festive. Et par leur patience à attendre les résultats des travaux de l'Assemblée constituante, qui prépare la nouvelle Constitution du pays, une fois encore, les Tunisiens ont donné l'exemple de maturité pour pouvoir récolter les fruits de leurs souffrances. Afin que nul n'oublie les larmes et le sang versés pour la démocratie et les libertés.L'ambiance était donc, à la fois festive et revendicative. Des dizaines de chanteurs et de musiciens s'étaient mêlés à la foule qui elle, n'a pas manqué de souligner sa «mobilisation à défendre» la révolution populaire, à asseoir les fondements de la justice sociale et à consacrer les principes des droits de l'homme et de l'alternance au pouvoir. Une cérémonie officielle commémorant le premier anniversaire de la révolution a eu leiu au Palais des Congrès à Tunis où le Président Marzouki avait prononcé un discours devant des chefs d'Etat et des délegations étrangères. Dioscours suivi de l'intervention du chef du gouvernement, M. Hamadi Jebali. Les hôtes de la Tunisie ont visité par la suite, une exposition consacrée aux évènements marquants de la révolution tunisienne qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali un certain 14 janvier 2011. Un riche programme culturel est arrêté à l'occasion et comporte notamment des soirées poétiques, des expositions de peinture, de photographies et d'arts plastiques. Des conférences consacrés
aux changements politiques en Tunisie et les principaux acquis réalisés, à peine, un an après la chute de Ben Ali.
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