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Libye - Reprise normale de la distribution du carburant à Tripoli



Les longues files de véhicules devant les stations-service qui étaient visibles depuis mercredi dernier ont complètement disparu à Tripoli et sa banlieue,, après l'annonce du retour à la production de la principale raffinerie située à Zawiya (50 Km à l'ouest de Tripoli).
En effet, le porte-parole de la raffinerie, Issam Al-montaser, a affirmé à la presse que la principale raffinerie à l'ouest de la Libye (120 mille barils par jour) a repris sa production vendredi.
La raffinerie, rappelle-t-on, a été fermée pour la deuxième fois en moins de deux mois, par des manifestants pendant deux jours (mercredi et jeudi).
Le correspondant de la PANA a constaté vendredi après-midi le ravitaillement des stations à Tripoli en essence et en gasoil par des camions de distribution de carburant. Ce qui a été accueilli avec soulagement par les citoyens.
Le gouvernement du Premier ministre Ali Zidane, qui a pris fonction il y a trois semaines, fait face présentement à de grands défis dont les plus importants concernent la situation sécuritaire instable, le problème de l'intégration des ex-rebelles et la récupération des armes en circulation partout dans le pays.
La Libye pourrait aussi faire face à un autre grand défi si les protestations continuent de toucher le secteur de l'énergie pétrolière qui assure 95 pour cent des besoins économiques du pays.
La fin du sit-in devant la raffinerie a été obtenue grâce à l'intervention de certains membres du Congrès national général (CNG), la plus haute autorité du pays, a indiqué M. Al-montser.
Selon M. Al-montser, les travailleurs de la raffinerie ont repris le travail et les camions entament de nouveau la distribution après que les manifestants ont vidé les lieux et libéré les rues qui mènent à la raffinerie.
Des ex-rebelles qui avaient pris part au soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi, l'année dernière, ont empêché les travailleurs d'entrer dans la raffinerie mercredi et jeudi derniers; ils exigent en outre leur évacuation pour des soins à l'étranger.
Toutefois, un ingénieur de la société pétrolière, Mohamed Amran Al-Nakou (45 ans) a démenti les informations données par la presse, selon lesquelles les ex-rebelles ont exigé leur évacuation affirmant que 'tous ceux qui avaient été blessés lors de la révolution qui est venue à bout de l'ancien dictateur sont guéris'.
'Les martyrs, nous prions pour eux. Quant à ces manifestants, ils veulent des indemnisations, ce qui est regrettable pour des rebelles', a-t-il ajouté.
Pour sa part, Salah Al-morghani, professeur à l'université de Tripoli, a critiqué l'ex-gouvernement de transition qui n'a 'pas pu intégrer les ex-rebelles' tout en déplorant la politique des indemnisations adoptée par l'ancien Conseil national de transition (CNT) pour faire taire les ex-rebelles.
De son côté, Mohamed Al-hamrouni, ingénieur à la société téléphonique 'Libyana' a affirmé que les vrais rebelles sont retournés à leurs universités et instituts ainsi qu'à leur travail. Il a toutefois estimé que l'intégration des ex-rebelles est devenue une nécessité pour assurer la sécurité et la stabilité du pays, notamment avec la libre circulation des armes.
Il a invité le nouveau gouvernement à s'inspirer des programmes des Nations unis et des expériences des pays qui ont été confrontés aux mêmes problèmes, affirmant que les indemnisations ne suffisent pas à elles seules pour régler le problème.
Pana
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