Un grand débat animé présentement, deuxtendances aux intérêts sans doute opposés dans la wilaya d'Aïn Témouchent, etpour lequel les autorités de la wilaya, les responsables locaux ne peuventrester indifférents étant donné que la discussion a un caractère techniqueavéré aux retombées directes sur le développement économique local de larégion.Il s'agit en effet de la polémiquequ'attire l'une des deux tendances autour de l'utilisation du sable de carrièredans la composition du béton destiné aux usages de la construction en bâtiment.Le débat est inévitable a priori car dans la wilaya d'Aïn Témouchent, il s'agitd'un produit qu'on veut tester pour la première fois étant donné que tous leschantiers, sans distinction aucune, s'approvisionnent du sable de carrière deTerga (mer). Il est pour l'heure difficile de faire admettre aux usagers, entreautres les entreprises du bâtiment, que le nouveau produit présente desqualités requises reconnues par des normes européennes et internationales.Ce sentiment naît grand et il va falloirdissiper les craintes, les doutes et les appréhensions de toute une clientèlehabituée à utiliser du sable de mer de Terga, classé le premier à l'échellerégionale. Ce n'est pas, à priori, une tâche facile et elle n'est pas sansrisque et sans incidence mais l'on est contraint coûte que coûte de la menerimpérativement. Déjà bien avant son démarrage effectif, qui est conditionné parles essais de performance, ce mois-ci, l'entreprise nationale de Granulats(ENG) route de Terga, est sous les feux de la rampe.Les critiques menées par la tendanceadverse avouent que le sable de carrière contient beaucoup de poussières (lesfines comme il est convenu de les appeler) pouvant influencer sur la qualité dubéton hydraulique, un fait démenti par le responsable de l'ENG au moment où lewali et la délégation qu'il conduisait avaient visité la carrière ces jours-ci.Quand les novices se substituent aux spécialistes en la matière, l'on ne doitpas s'étonner pourquoi les langues se délient et prennent une telle allureallant jusqu'à faire admettre aux gens que le produit n'est pas de bonnequalité donc il faut le bannir.Bien évident la nature a horreur du vide etc'est normal, en l'absence des connaisseurs, le terrain est fertile pour tousles vents qui ont raccordé leurs violons pour souffler le chaud et le froid parintermittence. Le manque d'information génère ce genre de débat creux etinfécond. Les spécialistes, les universitaires et les chercheurs doivent seprononcer pour lever cet équivoque. Un séminaire autour de ce thème central estle mieux indiqué.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com