Dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l'invité de la rédaction, le Pr Kamel Bouzid, chef de service oncologie du centre Pierre et Marie Curie, estime que, pour la radiothérapie, la situation a empiré depuis une année.
Les rendez-vous dans son centre vont jusqu'à septembre 2013, et jusqu'à janvier 2014 pour le centre d'Oran alors que pour le centre de Constantine les machines sont à l'arrêt, dit-il. Une satisfaction, le centre d'Ouargla qui est fonctionnel et bénéficie de l'apport de médecins cubains. Il permet de faire face à la demande de l'est et du sud-est du pays. Par contre, il note une sensible amélioration pour les médicaments depuis janvier-février 2012. Il n'y a pas de problème de médicaments, affirme-t-il. On promet, fait-il observer, de nouveaux centres pour fin 2014, on peut espérer, selon lui, que la pression sera réduite sur les patients. Beaucoup de collègues algériens à l'étranger peuvent aider au démarrage de ces centres. Il appelle à lever les blocages bureaucratiques qui entravent le bon fonctionnement des centres. Il rappelle que sur 44 000 nouveaux cas de cancéreux, 28 000 nécessitent un traitement médical, mais seuls 8 000 en bénéficient. Ceux qui ont les moyens vont se soigner à l'étranger pour 800 000 ou 1 million de dinars, pour les autres, il y a un rendez-vous très lointain. Il relève que dans certaines régions, on fait une liste d'attente pour le médicament, ce qu'il trouve scandaleux. Autre anomalie qu'il tient à dénoncer, l'absentéisme ' avec la complicité d'autorités locales, précise-t-il ' des médecins spécialistes affectés à l'intérieur du pays dans le cadre du service civil. Il cite le cas de Batna où un médecin, Bac+12, souligne-t-il, accepte d'aller dans une ville et n'y travaille qu'une fois par semaine et voit moins de 15 malades. A propos du dépistage, il annonce une opération-pilote avec l'association Amel dans la wilaya de Biskra. Concernant l'augmentation du nombre de cas de cancers en Algérie, qui est actuellement de 44 000/an, il fait savoir que cela est dû au vieillissement de la population, à des facteurs alimentaires, environnementaux et également, pour le cancer du sein, à des facteurs génétiques.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com