
Les travailleurs de la brasserie de Réghaïa ont mis, hier, leur menace à exécution en observant une journée de protestation dans la capitale, plus précisément devant le siège du Groupe boissons d'Algérie (GBA) pour dénoncer la non-application des résolutions du CPE (Conseil de participation de l'Etat) qui datent de 2007 relatives à la cession de leur entreprise (EPBR) au profit d'une entreprise privée Sarl Brasserie Atlas. Arborant plusieurs banderoles qui dénoncent le mutisme du SGP et des nouveaux responsables de la brasserie, les protestataires ont qualifié, dans une déclaration remise à la presse, la situation de leur entreprise de désastreuse. "Le devenir de l'entreprise et celui des 150 travailleurs rescapés de cette opération de privatisation sont menacés puisque l'EPBR employait plus de 300 travailleurs à la date de sa cession", indique le document du syndicat. "Notre entreprise se trouve dans une situation désastreuse et les emplois qui restent sont menacés de disparition alors que la fameuse résolution du CPE prévoyait plutôt la création de plus de 94 emplois sur 4 ans, non seulement ces emplois n'ont pas été créés, mais nous avons perdu 150 travailleurs sur les 300 qui existaient", ajoute la déclaration. Selon un responsable syndical, "le repreneur n'a rien apporté de concret et les travailleurs sont actuellement payés par les dettes des clients de l'entreprise, sans parler des menaces des huissiers de justice qui veulent saisir les équipements de l'unité". Malgré les écrits du syndicat, notamment la dernière lettre envoyée au ministre de la PME en date du 01/09/2013 en sa qualité de garant des décisions du CPE, aucune réponse n'a été donnée aux travailleurs qui se trouvent ballotés entre le repreneur (Sarl Atlas) et le P-DG du GBA. Ce dernier a transmis en date du 19/11/2013 une lettre au directeur de cette entreprise lui demandant de transmettre "les informations concernant les investissements réalisés, les emplois créés et l'effectif de l'entreprise". Ce document a surpris les travailleurs qui se sont demandés pourquoi quatre ans après on demande aujourd'hui de telles informations alors que le P-DG du groupe est censé détenir tous les renseignements sur l'avancement du dossier de l'entreprise. De son côté, le directeur général de Sarl Atlas s'abrite, selon les syndicalistes, derrière les blocages administratifs qu'ils rencontrent pour assainir le foncier de l'entreprise. Le repreneur évoque notamment le non-respect des engagements pris par certaines administrations notamment le problème, du foncier et le redressement fiscal.Ce qui empêche son entreprise de mobiliser des financements extérieurs et se procurer un extrait de rôle apuré, lit-on dans un document du syndicat daté du 13/08/2013. "Mais les travailleurs n'ont rien à voir avec ces problèmes censés avoir trouvé leurs solutions avant la décision de privatisation, car l'entreprise a été privatisée par l'Etat et pourquoi le CPE qui représente l'Etat s'est précipité à privatiser l'entreprise sans assainir le foncier qui demeure la pierre angulaire de tout développement d'une entreprise", affirme un responsable syndical.M. T.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com