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Les travaux de réalisation d'un CEM toujours à l'arrêt



Le nouvel établissement, qui attend toujours de voir le jour, est perçu comme une bouffée d'oxygène pour les habitants du quartier, contraints de scolariser leurs enfants loin, avec tout ce que cela implique comme problème de transport, de restauration et surtout de concentration dans leurs études.Les habitants de Hay El-Houria ex-Sekassik (commune d'Oued Fodda, à une vingtaine de kilomètres à l'est du chef-lieu de la wilaya de Chlef) interpellent, pour la énième fois, le wali au sujet des travaux relatifs à la réalisation d'un CEM dans leur cité qui sont toujours à l'arrêt. Lancés en 2019, les travaux en question ont été subitement arrêtés seulement un mois après et n'ont pas repris depuis. Selon le président de l'association locale El-Ikhlas, Abdelkader Yahia Sameut, qui était à chaque fois accompagné de plusieurs représentants des habitants de la cité, l'une des plus importantes que compte la commune, c'est suite à un litige opposant l'entreprise réalisatrice du projet en question à des membres d'une exploitation agricole que les travaux dudit projet ont été arrêtés. "Les agriculteurs qui s'opposent à la réalisation de ce projet prétendent que le terrain sur lequel le CEM devait être réalisé leur appartient et est à vocation agricole.
Or ce n'est aucunement le cas", affirment les plaignants, soulignant que "le sol du terrain en question n'a jamais été cultivable. Le terrain a toujours été utilisé comme une grande décharge sauvage qui ne fait que défigurer l'ensemble du paysage local". "Le terrain est situé pas loin des 760 nouvelles habitations et à proximité des 500 anciens logements. Cette maudite décharge anarchique pue de jour comme de nuit, polluant toute l'atmosphère et reste à l'origine d'un véritable désastre écologique", se plaignent le président de l'association El-Ikhlas et plusieurs habitants de Hay El-Houria.
Ces derniers évoquent également la grande souffrance des jeunes collégiens pour aller étudier à Oued Fodda, faute d'un CEM dans leur localité. "Ils sont contraints de faire quotidiennement une moyenne de 10 km par jour entre leur domicile et le CEM d'Oued Fodda. C'est pourquoi la réalisation du CEM dont les travaux sont actuellement à l'arrêt est indispensable pour les centaines de collégiens que nous comptons. Même ceux de plusieurs autres douars limitrophes à notre cité, à l'exemple d'El-Hdjaïria, d'Ouled Benarbia, de Rokba El-Hamra, d'El-M'zari, de Dghabdjia, de Skassik 2 et des Orangeraies connaissent la même situation dramatique que nos enfants.
Ils attendent eux aussi, avec joie et impatience, la réalisation de ce CEM qui tarde à voir le jour", ajoutent encore les mêmes interlocuteurs qui en appellent au wali pour que les travaux de réalisation de cet établissement, tant attendu par les habitants de la région, puissent enfin redémarrer. Contactés par nos soins pour plus d'éclairage, certains des agriculteurs qui s'opposent à la réalisation de ce projet n'ont pas voulu s'exprimer sur le sujet.

AHMED CHENAOUI
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