L'intersyndicale des travailleurs du Centre hospitalo-universitaire d'Oran a déclenché hier un mouvement de grève de quatre jours pour revendiquer le droit à une imposition à 10% de la deuxième tranche des rappels.
Cette coordination qui regroupe les sections UGTA du personnel et des médecins spécialisés, le Syndicat national des praticiens de la santé publique, le Syndicat national des médecins généralistes et son alter ego des psychologues (SNAPSY) «a décidé cette action après le refus de l'administration de l'hôpital d'imposer la deuxième tranche des rappels à 10%, conformément aux dispositions de la loi de finances 2010», a indiqué M. Malfi, le coordonnateur de cette intersyndicale.
«Nous allons renouveler cette action jusqu'à satisfaction de notre revendication. Nous nous demandons pourquoi l'administration s'entête à vouloir recourir à l'arbitraire en prélevant l'import sur le revenu global conformément à un barème qui n'existe que dans la tête des responsables de cette administration», précise la même source.
L'intersyndicale avait initié un mouvement de grève au mois de décembre dernier pour revendiquer une indemnité à 10% de l'indemnité de performance. «Une revendication satisfaite par la direction de l'hôpital qui avait quelques mois plus tard procédé au virement de la première tranche des rappels, amputée d'une taxe IRG fixée à 10%. Pourquoi s'entête-t-elle aujourd'hui à recourir à un barème qui n'est fixé par aucun texte de loi '» indique M. Malfi.
Ce dernier ne manquera pas de souligner que le barème d'imposition fixé par l'administration fera perdre à chaque travailleur un minimum de 80.000 DA. «Ce n'est pas juste quand on connaît les conditions de vie des salariés», fera-t-il remarquer.
Hier, une délégation de représentants de l'intersyndicale a initié une tentative de dialogue avec la direction du CHUO. «Par souci d'apaisement, nous avons proposé à la direction le virement des rappels taxés à 10% tout en acceptant le principe du remboursement de la différence au cas où un autre seuil d'imposition est fixé réglementairement.
Cette proposition n'a pas été retenue par l'administration qui a également rejeté l'arbitrage de l'inspection du travail», affirme-t-il. «Des travailleurs que nous avons rencontrés se disent mobilisés pour faire aboutir leur revendication. Nous avons observé toutes les dispositions légales en matière d'arrêt de travail. Un service minimum est assuré et le préavis a été transmis dans les délais fixés par la loi. Nous allons débrayer chaque semaine du dimanche au mercredi jusqu'à la satisfaction de notre revendication», notent-ils.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Ben
Source : www.letempsdz.com