Oran - Revue de Presse

Les travailleurs de l'ex-ENCG réclament leurs salaires



Sans salaires depuis deux mois, les travailleurs de l'entreprise des corps gras d'Oran CO.GO (ex-ENCG), sise à Es-Sénia, viennent de lancer un appel pressant au secrétaire général de la centrale syndicale pour intervenir et mettre un terme à leur calvaire. Dans une correspondance adressée par la section syndicale au secrétaire général de l'UGTA, dont une copie nous a été transmise, les représentants des travailleurs indiquent que « le directeur général de la filiale Alger et Oran nous a indiqué le 28 avril dernier, lors de sa visite au siège de la filiale CO.GO, qu'il avait des difficultés à verser les salaires en retard des mois de mars et avril », lit-on dans cette correspondance. Selon les représentants syndicaux, le même responsable leur a clairement signifié qu'il n'y aura pas de paiement de salaires tant que l'Etat ne lui verse pas son chèque de subvention. Les mêmes interlocuteurs affirment que « les autres filiales de l'ex-groupe ENCG, en production, ont bénéficié des augmentations de salaires avec rappels ainsi que des primes et indemnités…». Pour conclure, les travailleurs indiquent qu'en attendant l'étude de leur dossier, « prévu pour être résolu fin juin 2011, nous demandons encore une fois à la centrale syndicale d'appuyer nos revendications légitimes et d'inciter le partenaire à respecter ses engagements… ». Le problème des retards dans le versement des salaires et le non respect des engagements par le partenaire ont été, par le passé, à l'origine de plusieurs actions de protestation. Les travailleurs de l'entreprise avaient organisé dernièrement un sit-in de protestation au niveau du siège. Les travailleurs avaient exigé le départ du partenaire de la filiale d'Oran Kou-GC. Une centaine de salariés de l'entreprise d'Oran, banderoles en main, s'étaient rassemblés devant l'unité d'Oran sise à Es-Sénia pour la prise en charge des revendications socioprofessionnelles des travailleurs. Les responsables syndicaux avaient signalé que le recours à la protestation était dicté par le cumul des problèmes socioprofessionnels qui ont fini par user les travailleurs.


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