Les travailleurs de l'Entreprise du transport urbain de la wilaya d'Oran (ETO) sont inquiets. "Si des solutions ne sont pas trouvées d'ici le 15 février, nous risquons de perdre nos emplois", s'est alarmé un contrôleur, hier matin, à l'occasion d'un sit-in organisé devant le siège de la wilaya d'Oran.La crainte de la centaine de conducteurs, contrôleurs et receveurs de l'entreprise qui ont débrayé toute la journée de ce lundi, trouve son explication dans l'expiration à la mi-février du contrat de location de 100 bus auprès du groupe Tahkout.
Contrat qui a permis, selon les protestataires, l'ouverture de plusieurs nouvelles lignes et la création de nombreux postes de travail : "Plus de 320 travailleurs, qui sont employés en CDD depuis trois ans, risquent de se retrouver au chômage à la fin du contrat", ont dénoncé les manifestants. "Nous demandons l'intervention des plus hautes autorités , faute de quoi, nous allons durcir notre mouvement", ont-ils averti.
Les travailleurs de l'entreprise de transport publique ont également déploré la récurrence des pannes des bus appartenant à l'ETO (38 sur 64 seraient sur cale), le manque de pièces détachées de rechange, le retard de réception de nouveaux bus (depuis 2014, 14 auraient été livrés sur 50 promis).
Ils y voient une volonté de tuer leur outil de travail. Une délégation des travailleurs a été reçue par un responsable de la wilaya "qui a promis de régler cette situation avant le 15 février", a indiqué l'un des représentants.
Samir Ould Ali
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir OULD ALI
Source : www.liberte-algerie.com