Oran - A la une

Les travailleurs de l'AOA maintiennent la pression Ils promettent d'observer un sit-in permanent devant le siège de l'activité Aval de Sonatrach à Oran



Les employés algériens de la société Algéro-omanaise d'ammoniac (AOA) continuent leur bras de fer avec leur employeur. Hier, ils ont observé un sit-in de l'activité Aval de Sonatrach «pour appeler les responsables de cette entreprise qui détient 49% du capital de l'AOA à sortir de leur silence et à écouter nos doléances», ont indiqué des protestataires.
Ces derniers veulent des solutions justes au litige qui les oppose à leur employeur. «Nous avons engagé un arrêt de travail depuis trois semaines et notre action n'a suscité aucune réaction de la Sonatrach que nous avons sollicitée à plusieurs reprises», précisent ces employés.
Les responsables de l'AOA sont accusés de se livrer à une véritable discrimination entre le personnel autochtone et expatrié. «A travail égal, les salaires affichent une grande différence. Certains techniciens et ingénieurs algériens détiennent des bagages qui leur permettent d'être recrutés par n'importe quelle entreprise, et d'autres justifient d'une longue expérience, mais cela n'a pas plaidé pour eux auprès de l'employeur qui valorise plutôt des ingénieurs hindous ramenés dans ses bagages», affirment des protestataires.
Ces derniers menacent de recourir à d'autres formes de protestation et de solliciter l'intervention de la direction générale du géant pétrolier. «Nous irons à Alger pour alerter les autorités centrales. Certes, l'Algérie a besoin de l'investissement étranger, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la dignité de ses enfants.
Nous avons déposé une plateforme de revendications et nous attendons qu'elle soit prise en charge, autrement nous n'allons pas baisser les bras car il y va de nos postes d'emploi et beaucoup plus de notre honneur et de notre dignité», affirment ces travailleurs qui prévoient d'organiser, dans les prochains jours, un sit-in non stop devant le siège de l'activité Aval, «jusqu'à la satisfaction de nos revendications».
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