
Les habitants d'Oran n'en finissent pas avec les mouvements de protestation déclenchés un peu partout, touchant plusieurs secteurs. Après les occupants du vieux bâti du quartier populaire de Derb qui sont sortis dans la rue pendant deux jours consécutifs, c'est au tour des transporteurs la ligne 51 d'avoir observé hier matin, et de manière soudaine, un débrayage paralysant totalement la trajectoire qu'ils desservent, Mdina Djedida-Usto et vice-versa.Dans leur action, qu'ils ont déclenchée soudainement et sans avertir, les 80 transporteurs protestataires se sont regroupés au rond-point du Morchid. Pour cause, ils revendiquent la révision du plan de circulation de la ville d'Oran tout en appelant les responsables locaux du secteur des transports à faire preuve de plus de souplesse à leur encontre en aménageant de nouveaux arrêts le long de la ligne qu'ils couvrent. Ils expliquent cette revendication en imputant la responsabilité aux usagers des transports urbains exigeant des arrêts alors que ceux-ci ne sont pas dictés par l'ancien plan de circulation. Là est le point nodal de la sortie de leur silence en paralysant la ligne 51.Les transporteurs estiment que «l'implication de la direction des transports est plus qu'impérative en décidant de la mise en place de nouveaux arrêts». Plus loin dans leurs dires, ils expliquent la nécessité de satisfaire une telle revendication par «l'extension urbanistique de la ville qui n'a pas été accompagnée par la révision du plan de circulation». Cela fait près de 20 années que nous sommes guidés par le même cahier des charges régissant notre profession», dira un transporteur ajoutant que «nous avons, à plusieurs reprises, fait part de nos doléances quant à la nécessité de prendre en charge notre cas». «En vain», a-t-il déploré avant d'indiquer que «seul le mouvement de protestation nous serait fort probablement salvateur». L'enjeu est de ce point de vue de taille. Plusieurs autres transporteurs n'ont rien trouvé de mieux que de jeter leur anathème sur la commission des transports de l'APW d'Oran l'accusant «de n'avoir jamais pris en compte la nécessité de débattre une telle question» (révision du plan de transport) dont les conséquences se répercutent négativement sur les transporteurs livrés à eux-mêmes en exerçant leur profession. Car pour ces protestataires, affichant leur détermination quant à aller jusqu'au bout de leurs revendications, répondre favorablement à leurs clients en stoppant leurs bus à la demande du passager désirant descendre, est synonyme de «répressions policières» qui s'abattent sur eux sur le champ, à commencer par leur verbalisation et leur traduction devant les commissions de discipline des transports pour manquement aux clauses imposées par le cahier des charges. Ce n'est pas tout, ajoutent plusieurs autres en affirmant que «d'autres sanctions nous sont infligées aussitôt le bus immobilisé, Elles vont des petites amendes forfaitaires au retrait de leurs papiers».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com