Les promesses du ministère de l'Education de «transmettre» les doléances
de la corporation au gouvernement ne semblent plus convaincre les syndicats
autonomes.
Reçus par le ministre de l'Education Aboubakr Benbouzid, jeudi dernier,
le Cnapest (Conseil national des professeurs de l'enseignement secondaire et
technique) et l'UNPEF (Union nationale des professeurs de l'éduction et de la
formation) ne semblent pas être prêts à revenir sur leur décision prise, il y a
quelques jours, d'aller vers une grève à partir de demain. Les rencontres avec
l'Education nationale ne semblent plus convaincre les syndicats de l'Education.
Les présidents des deux syndicats, Nouar Larbi et Sadek Dziri, dans une
conférence de presse commune, ont réitéré leur adhésion à l'appel à la grève
estimant que la rencontre de jeudi avec le ministre n'a rien donné de concret
étant donné que la tutelle « ne peut prendre de décisions par rapport aux
doléances des enseignants». Le Cnapest en fera d'ailleurs une de ces
revendications. Il réclame «à ce que des prérogatives soient délégués au
ministère pour prendre des décisions», selon le responsable du CNAPEST.
A rappeler que pour le moment,
cinq syndicats, Cla, Satef, Cnec, Cnapest et Unpef, sont concernés par la grève
de demain. Les trois premiers ont déjà donné les raisons de leur débrayage lors
d'une conférence de presse, mercredi dernier.
Quant à l'Unpef et le Cnapest, le premier revendique la révision du
statut particulier dans ses chapitres relatifs à la classification des
travailleurs de l'Education qui a fait, selon ce syndicat, de nombreux
mécontents dans les rangs des travailleurs notamment les adjoints de
l'Education, laborantins et corps communs. Il estime que le statut et la grille
des salaires « bloquent toutes possibilités de promotion » dans leur carrière.
A cette revendication s'ajoutent d'autres. Il est fait mention de
l'indépendance de la gestion des oeuvres sociales et de la réouverture du
dossier de la médecine du travail. Le Cnapest a fait état de sa revendication
de voir le salaire de l'enseignant du secondaire triplé. Le Cnapest, affirment
ses représentants, a un dossier à présenter concernant une trentaine de primes.
La revendication de promulgation du régime indemnitaire et son application avec
effet rétroactif depuis janvier 2008 sont inscrites parmi les principales
revendications de ces deux syndicats. Le président du SNTE (Syndicat national
des travailleurs de l'Education), tout en critiquant la démarche des grévistes
et du nombre des jours pour lequel ont opté ces syndicats (une semaine
reconductible), a indiqué pour sa part dans une conférence de presse que son
syndicat optera pour une seule journée de grève qui a été fixée pour le 16
novembre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com