"Nous avons sollicité la police de l'urbanisme de l'APC de Bir El-Djir pour signaler une construction qui ne respecte pas les dispositions de l'urbanisme. Ils ne sont jamais venus voir, mais quand l'entrepreneur est allé se plaindre, ils sont venus de suite."C'est particulièrement remonté contre les autorités locales, les services de l'urbanisme et de la construction, qu'un des résidents des 14 coopératives (coopérative El-Warda) de Bir El-Djir s'exprime pour dénoncer les passe-droits dont bénéficient certains particuliers et promoteurs, en violation de la loi.
Et pour cause, nous montrant toute une série de courriers et pétitions, transmis à tout ce que la wilaya d'Oran compte comme responsable chapeautant le secteur de la construction, et même au ministère de l'Habitat, notre interlocuteur s'offusque : "Le cahier des charges des coopératives sur ce site prévoit uniquement des constructions de R+2, et regardez maintenant, vous voyez des R+4, R+7 qui poussent partout."
Ces fameuses constructions que nous avons vues par nous-même violent en effet toutes les dispositions des instruments de l'urbanisme, notamment le décret 91-175. Pourtant, les propriétaires de ces constructions dans un quartier résidentiel où il est interdit d'aller au-delà de R+2 ont pu bénéficier des autorisations comme le permis de construire.
"Il y a une personne qui n'a installé aucun panneaux pour son chantier qui en est déjà à R+4 et qui a eu son permis de construire par l'ancien P/APC de Bir El-Djir qui est actuellement en prison pour corruption et passation de marché contraire à la réglementation", nous assure notre interlocuteur.
Et dans cette phrase pointent tous les sous-entendus, qui sont connus pourtant de tous sur les pratiques pour faire passer des permis de construire contraires à la loi. Les habitants de la coopérative ont eu la preuve qu'il y a deux univers avec des lois existantes, mais qui ne sont pas respectées par ceux censés les appliquer, et eux la "populace" qui subit, la rage au c?ur.
Le fait accompli de ces constructions des promotions immobilières se retrouve dans maints quartiers résidentiels d'Oran, Es-Seddikia, Gambetta, St-Eugène, cité Pointe du jour. Pour ce dernier quartier, les résidents se retrouvent envahis avec des promotions immobilières de R+7, alors que là aussi la réglementation ne prévoit que du R+2. Constitués en comité de quartier, les habitants ont déposé des plaintes pour bloquer la réalisation de promotions immobilières.
Les plaintes et les dossiers n'ont jamais abouti et sont même introuvables. Beaucoup d'habitants se sont mis à rêver qu'avec le Hirak leurs droits seraient enfin respectés et que ce serait la fin des passe-droits pour ne pas dire autre chose.
D. LOUKIIL
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com