
A travers de nombreux stands de Napec 2017, le cap a été mis sur le traitement des déchets de l'industrie du pétrole et du gaz, sur la valorisation de ces déchets et sur les services qui gravitent autour de l'environnement, la sécurité et l'hygiène.Autant d'offres, dans un secteur où la problématique de la gestion des déchets se pose avec acuité. Mais où aussi, les services environnementaux de développement durable se font timidement. Les sociétés intervenant dans ces segments d'activité l'ont bien compris et ont misé sur de nouvelles solutions lors de ce Salon.Dans ce cadre, Gests, une entreprise nationale privée, propose son appui dans la formation, le conseil et les études pour accompagner les entreprises (Naftal, Sonatrach et ses filiales?) dans la démarche du développement durable (DD) à travers des actions de formation. Elle suggère également des solutions logicielles pour faciliter la gestion du système de management en vue de la certification. Elle est actuellement en phase de discussions finales pour lancer un partenariat avec une entreprise française du secteur, en l'occurrence Symalean.Dans le domaine du traitement des déchets, les solutions ne manquent pas aussi. Batrec, filiale de Sarpi (Veolia) spécialisée dans les l'élimination écologique des déchets contenant du mercure, propose ses services à Sonatrach, de l'emballage, au transport vers l'Europe, de ces déchets, en passant par le conditionnement. Veolia, qui dispose d'une expertise mondiale dans ce domaine, compte d'ailleurs répondre à l'appel d'offres de Sonatrach, lancé il y a moins d'un mois pour l'utilisation des adsorbants de mercure. «Nous proposons d'offrir de transférer les déchets vers l'Europe pour les valoriser. Nous sommes en négociations préliminaires avec Sonatrach Gassi Touil, qui dégage d'importants déchets. Car, il y a une présence naturelle de mercure dans le gaz naturel extrait», nous dira M. Chifflier, précisant que le coût moyen du traitement oscille entre 1500 et 2000 euros la tonne.«On a l'impression qu'il y a un intérêt pour ce volet du côté de Sonatrach», conclura- t-il. Chez les nationaux, les solutions semblent également intéressantes, notamment du côté de la Sarl Green Sky, spécialisée dans ce domaine depuis sa création en 2010. Cette société, qui compte trois unités en activité et deux autres en perspectives à Oran et Hassi Messaoud, travaille déjà avec Sonatrach, Sorfert, Linde Gas, Fertial et avec d'autres opérateurs de l'industrie agroalimentaire.Elle dispose du seul four rotatif en Algérie réalisé à Chlef. Green Sky, qui a par ailleurs lancé un investissement de 500 millions de dinars, d'une capacité de traitement de 400 tonnes/ an (10 tonnes jour) travaille en collaboration avec Lafarge, dont les fours des cimenteries sont utilisés comme incinérateurs pour exporter par la suite les déchets vers toutes les filiales de Suez. Le prochain créneau de cette entreprise est la valorisation. Toutefois, «des améliorations sont à apporter dans les conditions d'investissement», estime son directeur général associé Hanifi Walid.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Imadalou
Source : www.elwatan.com