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Les sièges des APC vulnérables à la veille des législatives Les fichiers électoraux et autres registres non protégés contre les vols



L'organisation prochaine des élections législatives et l'expérience vécue dans les années 1990, lorsque les éléments du GIA incendiaient et détruisaient des documents appartenant à des Assemblées populaires communales (APC), posent à nouveau la problématique de la sécurisation des sièges de ces collectivités locales et la protection des données, dont les fichiers électoraux.
Le vol commis, dans la nuit de lundi à mardi derniers, au siège de l'APC de Sidi Chami, dans la wilaya d'Oran, confirme la nécessité de prendre certaines mesures à même d'assurer la sécurisation des documents se trouvant dans ces collectivités locales.
Les gendarmes de la brigade territoriale ont ouvert une enquête afin d'identifier les auteurs et procéder à leur arrestation. On estime, de source proche de l'enquête, que l'acte a été motivé par le seul vol et n'a aucune connotation politique ou autre.
Cependant, le vol appelle les autorités compétentes à renforcer la sécurisation de ces sièges et, au-delà, celle des données et documents appartenant aux résidants, notamment à la veille des prochaines élections législatives. Au mois de février dernier, rappelle-t-on, le siège de l'APC de Kherrouba,
à 25 kilomètres au sud-est de la wilaya de Boumerdès, a été incendié par des manifestants en colère contre les coupures d'électricité. La salle des archives et le bureau du président d'APC ont été complètement réduits en cendres. Au mois de juin 2011, le siège de l'APC d' El Maârif, à 45 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de M'sila, a connu le même sort.
Ce ne sont pas les dégâts matériels qui suscitent le plus d'inquiétude mais la pénalisation des résidants qui trouveraient, de ce fait, des difficultés à entrer en possession de documents relevant de l'état civil, en particulier à la veille d'élections. On s'en rappelle, les éléments du groupe islamique armé (GIA) avaient, dans les années 1990, attaqué de nombreux sièges d'APC après les élections législatives de 1991.
Certains, dont celui de Birkhadem, ont été ciblés par des attentats à l'explosif. Une partie du siège de cette APC, cible d'un attentat en septembre 1995, a été détruite par le souffle de l'engin explosif. D'autres sièges d'APC avaient été incendiés et des lots importants de documents, dont des registres,
avaient été incendiés.
D'autres aspects viennent s'ajouter à cette situation qui interpelle les pouvoirs publics, comme celle de la destruction, volontaire, par certains ex-élus locaux de documents pour effacer des traces compromettantes de leur mauvaise gestion.
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