La centaine detravailleurs de la Régie communale des transports urbains d'Oran (RCATUO) sonttoujours dans l'attente de leurs 14 mois de salaires.Pourtant, lefeuilleton semblait être arrivé à son épilogue, lorsque la tutelle, à savoirl'APC d'Oran, a débloqué la somme de 240 millions de dinars pour le paiementdes salaires antérieurs au 1er février 2007, date de la cessation d'activité dela régie, mesure prise par arrêté du wali le 31 janvier dernier. Cette sommedevait en principe être virée sur le compte du liquidateur, alors que cedernier a opté pour l'ouverture d'un sous-compte bancaire au nom de la régiepour procéder au paiement des salaires. Cependant, et contre toute attente, laCNAS a formulé une opposition en raison de ses créances en matière decotisations sociales accumulées depuis 2004 et qui s'élèvent à plus de 10milliards de centimes.Or, une directiveministérielle stipule clairement qu'en cas de dettes et si la liquidation devientirréversible, aucune opposition ne peut être effectuée pour bloquer lessalaires impayés. C'est ainsi que le wali d'Oran est intervenu auprès desresponsables de la CNAS pour une mainlevée. Cette doléance a été exaucée parces derniers auprès du Trésor public. Cependant, les responsables del'institution financière ont rejeté cette option du fait que la mainlevéedevrait concerner la totalité de ses créances vis-à-vis de la régie et pasuniquement les salaires.Ce différend duredepuis des mois et les travailleurs de la régie sont toujours dansl'expectative: ils opteraient pour une action en justice dans la mesure où,au-delà des salaires, se pose le problème de l'avenir socio-professionnel ducollectif des travailleurs qui sont davantage intéressés par un départvolontaire. Cependant, de l'avis de plusieurs agents, ils ont déjà perdu 9 moisde présence sur les lieux du travail sans qu'ils soient rémunérés et cettesituation de stand-by risque de perdurer du fait qu'aucune solution n'estenvisagée. D'ailleurs, l'affectation d'agents sur d'autres services communaux,proposition faite par la tutelle, ne semble pas faire l'unanimité, étant donnéqu'il serait logique, selon eux, d'intégrer l'autre entreprise publique, àsavoir l'ETO, en raison du capital expérience acquis notamment en matière demaintenance et d'entretien.Pour rappel, ledéclin de la régie a commencé au début des années 2000, avec une baisse du plande charge et une situation financière déficitaire, notamment suite aunon-paiement de la facture des bus appelés «accordéons» acquis dans les années90. Le semblant de redressement lancé en 2002 par la remise en marche dequelques véhicules «rafistolés» et récupérés du cimetière des bus de Petit-Lacn'a été en fait qu'un coup d'épée dans l'eau.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com