Hier matin, le siège de la Caisse nationale des retraites d'Oran (CNR), au niveau de l'avenue St-Eugène, a connu une agitation peu ordinaire qui n'est pas passée inaperçue. En effet, quelque 200 retraités de différents secteurs, affiliés à la FNTR, ont observé, pendant deux heures, un rassemblement de protestation pour dénoncer 'leur précarité et leur appauvrissement' et lancer ainsi un cri de détresse à l'adresse des pouvoirs publics. Sur place, occupant la rue et l'entrée de la CNR, les retraités, majoritairement des hommes dont certains se déplaçant à l'aide d'une canne, brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire : 'Pas de solidarité, ni de mendicité - Respect et dignité - Le retraité va aussi au marché.' Tous ceux ayant répondu à l'appel de cette action pacifique, initiée au départ par les retraités de l'éducation, témoignent de leurs conditions de vie très précaire, revendiquant des pensions décentes : 'Nous sommes plongés dans la mendicité avec des retraites de 7 500 DA, la tomate à 70 DA, la viande à plus de 1 000DA, le loyer, les charges et des familles avec nous, comment voulez-vous vivre ' Après 10 jours, il ne me reste plus rien', explique l'un d'entre eux et un autre de surenchérir : 'On ne demande pas l'aumône, nous avons travaillé très dur toute notre vie, on veut vivre décemment,' exige un ancien salarié du BTPH qui, après 30 ans de travail, dispose d'une retraite de 11 000 DA. En effet, la plupart de ceux qui ont manifesté hier matin perçoivent des retraites variant de 7 000 à 16 000 DA. La raison, ils ont cessé toute activité professionnelle, il y a plus de 15 ans avec un salaire de base et un bas niveau de vie à l'époque, comme cela nous a été encore raconté : 'Aujourd'hui, le coût de la vie est bien plus important, il a augmenté de 1 000%, nous voulons une vraie revalorisation de nos retraites qui soit équitable avec ceux qui sortent aujourd'hui en retraite, l'Etat doit tenir compte de la cherté de la vie.' Tous veulent témoigner de leurs souffrances et de leurs difficultés à s'assurer un minimum vital. Pour les nouveaux membres du bureau de la FNTR, élus en décembre 2010, les mesures annoncées sont insignifiantes et ont même provoqué cette colère : 'Il y a une véritable injustice pour ces retraités,' disent-ils et d'annoncer dans la foulée : 'Nous sortirons chaque semaine et nous nous coucherons sur le sol, dans la rue, s'il le faut, pour nous faire entendre.'
D. LOUKIL
orn 29-10-2011 22:13
sara 27-10-2011 09:58
orn 27-10-2011 08:38
le révolté 27-10-2011 08:25
le révolté 27-10-2011 08:21
orn 27-10-2011 07:49
aled 27-10-2011 04:51
harrourge 26-10-2011 17:10
La colère 26-10-2011 16:54
BOUTEGUI 26-10-2011 15:55
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com