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Les responsables d'APC souhaitent plus d'autonomie



Les responsables d'APC souhaitent plus d'autonomie
Des APC de la wilaya d'Alger appellent, dans le cadre de la révision du code communal, à plus d'autonomie et de liberté d'action. Le président de l'APC de Dely Brahim, Kamel Hamza, assure que sans cette condition, il sera très difficile à l'Assemblée d'assumer son rôle et de répondre aux besoins des citoyens. « Pour prendre part au développement économique local, l'APC doit être dotée d'un plus grand pouvoir de décision. Le code communal en vigueur favorise la bureaucratie administrative. Etre obligé de se référer à la tutelle pour chaque décision bloque aussi les initiatives », confie-t-il, en déplorant le manque de coordination entre les APC et l'administration. C'est ce manque de coordination, selon lui, qui retarde la concrétisation des projets locaux. « La réalisation d'un projet prend entre deux à trois ans alors qu'elle nécessite un an. Les procédures administratives doivent être plus souples », estime-t-il. Le vice-président de l'APC d'El Biar, Chafik Benseghir, appelle, quant à lui, à plus de « souplesse » pour ce qui est du contrôle financier. « Des dossiers sont parfois rejetés à cause d'un simple document qu'il faut refaire ou bien transmettre à un autre service. Il faut penser à alléger les procédures. Donner plus de prérogatives aux P/APC, notamment les moyens de mettre en application les décisions prises au niveau local, en matière de logement, de foncier, des secteurs dans lesquels il ne peut pas intervenir actuellement », dit-il. Le P/APC de Dely Brahim affirme attendre depuis trois mois l'autorisation de la daïra pour afficher la liste de bénéficiaires de logements. « Nous avons 80 logements sociaux à distribuer. La liste des bénéficiaires est prête mais nous n'avons toujours pas eu le feu vert pour l'afficher. Si nous avions plus de pouvoir de décision, nous n'aurions pas attendu tout ce temps. Nous aurions aussi entrepris la démolition du vieux bâti et la construction, avec les participation des citoyens, des immeubles pour loger le maximum de demandeurs », souligne-t-il. Le délégué communal de l'APC de Chéraga, Mouloud Merabti, estime, quant à lui, que le nouveau code communal devra exiger la présence d'un représentant de l'administration dans les délibérations du conseil de l'Assemblée. « Cela permettra au représentant de l'administration d'intervenir rapidement et de transmettre dans un délai court les informations relatives aux projets. Ce qui réduira considérablement les délais de réalisation », assure-t-il. Il signalera, par ailleurs, l'importance de la formation des nouveaux élus afin que ces derniers soient aptes à répondre aux besoins des citoyens. A propos des élus, le P/APC de Dely Brahim a appelé à réduire leur nombre au maximum pour éviter les situations de conflit. « Plus il y a d'élus, plus il y a d'avis différents. Il faut savoir qu'au sein des APC, les considérations politiques prennent le pas sur le reste. Quand il y a des divergences, il est difficile au P/APC de prendre une décision. Le citoyen est affecté par cette situation », explique-t-il. Il a signalé, en outre, le déficit en matière de compétences au niveau des APC. « Les diplômés préfèrent travailler ailleurs qu'au sein des APC à cause des salaires. Il faudra penser à réviser la grille des salaires pour attirer les compétences », dit-il. L'administration, selon le délégué de l'APC de Chéraga, devait former des agents qui soient spécialement affectés aux APC, et ce, afin d'éviter le décalage entre l'Assemblée et cette administration.
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