«Les redresseurs des wilayas de l'Est et de l'Ouest sont en contact permanent depuis que Belkhadem a appelé les repentis à rejoindre le FLN», a affirmé Fréha Mohamed.
«Les repentis sont indésirables dans les rangs du FLN.» Telle a été la réponse claire formulée sans ambages par les redresseurs de la wilaya d'Oran à Belkhadem lui expliquant que «conformément à la loi, les repentis sont exclus de l'exercice politique». Ce n'est pas tout puisque les redresseurs d'Oran ne se voient pas sur le pied d'égalité avec les repentis. D'autant que ces militants, se disant authentiques, ont résisté, pendant toute l'histoire de leur parti, à toutes les tempêtes qui ont ébranlé la maison FLN. Une aberration qu'il est difficile d'admettre! «Le mieux serait de mettre le FLN dans le musée que de l'ouvrir aux repentis», a recommandé Fréha. Le désarroi des redresseurs est total et ils le disent hautement. «Comment ouvrir les portes du FLN aux repentis et les fermer aux vrais militants du parti qui l'ont maintenu debout pendant plus de 50 ans», a haussé le ton le premier responsable des redresseurs de la wilaya d'Oran, Fréha Mohamed, ajoutant que «les redresseurs des wilayas de l'Est et de l'Ouest sont en contact permanent depuis que Belkhadem a appelé les repentis à rejoindre le FLN». Le fossé qui sépare les redresseurs d'Oran de la hiérarchie actuelle du FLN se creuse davantage tandis que les événements à venir seront riches en révélations. «La prochaine action sera décisive», a menacé Mohamed Fréha ajoutant que «celle-ci, dont je ne vais pas dévoiler le contenu, marquera à jamais le Front de libération nationale. Un travail de fond a bel et bien été entamé et ce, en mettant en place un collectif composé d'éminents avocats», a-t-il ajouté. Le collectif se concertera avec celui d'Alger en vue d'étudier communément les mécanismes à mettre en place pour l'invalidation du 9e congrès du FLN. Pour le moment, seul le dépôt de plainte est en vue. Sur un autre registre, les élections législatives et locales sont à quelques encablures tandis que la réunification des rangs du FLN, ne serait-ce que localement, est encore loin de se concrétiser. Plusieurs voies ont été localement débattues dont la présentation aux prochaines joutes électorales sous des listes indépendantes. Cette voie, qui a été rejetée aussitôt soulevée, ne semble pas avoir bien convaincu les militants inscrits dans le mouvement de redressement. «Nous n'allons tout de même pas laisser notre parti entre les mains des prédateurs et les indus militants», a soulevé un militant. De ce point de vue, la confection des listes ne sera pas une mission aisée vu que l'ex-parti unique est localement scindé en trois clans aux idées hétéroclites, le premier est guidé par Fréha Mohamed, le deuxième par Reguig Salahdine tandis que le troisième est guidé par le colonel Abid Mustapha. Chacune de ses fractions réclame sa suprématie et sa notoriété. «Nous n'avons aucun problème avec le colonel Abid tandis que Reguig Salah Dine est en train de saborder les acquis réalisés par notre mouvement en vue de nous déstabiliser», a affirmé Mohamed Fréha expliquant qu'«hormis la kasma II qui regroupe 5000 militants, aucun des deux personnages n'est représentatif». Dans toute cette cacophonie, Belkhadem est désigné comme seul responsable de la zizanie qui règne dans la maison du vieux parti. «Belkhadem a intérêt à solutionner toutes les problématiques et ce, quitte à ce que ce dernier quitte le FLN sinon le parti sombrera dans le gouffre», a affirmé Fréha Mohamed.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AIT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com