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Les professeurs de l'enseignement supérieur du paramédical maintiennent la pression Ils ont déposé un préavis de grève pour lundi prochain



Après les praticiens spécialistes de la santé publique, ce sont les professeurs de l'enseignement supérieur du paramédical qui montent au créneau en menaçant de renouer avec la protestation.
Pour maintenir la pression sur le ministère de tutelle qui fait la sourde oreille à leurs revendications, ils comptent entrer en grève dès lundi prochain. Un préavis de débrayage national sera déposé lundi prochain auprès des ministères de la Santé et du Travail, apprend-on d'une source proche du bureau du syndicat de ce corps.
Dans ce préavis, il est précisé que la décision de recourir de nouveau à la protestation s'explique par la fermeture des portes du dialogue avec la tutelle. Précisant que la tutelle campe toujours sur sa position, malgré l'écho favorable qu'avait connu leur dernier mouvement de grève d'octobre dernier avec un taux de participation de 100%.
Au contraire, regrette la source, des sanctions avaient été prononcées contre les grévistes. Celles-ci portent sur des retenues sur salaires et des séances de rattrapage des cours non assurés pendant la période de la grève. Le collectif du Syndicat national des professeurs de l'enseignement du paramédical (SNPESP) accorde au département d'Oud Abbas un délai d'une semaine afin qu'il réponde favorablement à leurs doléances.
Ainsi, leur objectif est de faire réagir les responsables du ministère en les incitant à ouvrir un «débat sérieux» concernant leurs revendications. Ils réclament le droit au changement de leur classement catégoriel sans condition, soit l'échelle 14 conformément au classement dicté par la Fonction publique. Ils revendiquent également une définition des tâches spécifiques inhérentes à la fonction d'enseignant formateur, ainsi que la réadaptation du volume horaire hebdomadaire tout comme les indemnités de qualification.
Déplorant leur statut actuel, la source dira que leur classement actuel les a privés de bénéficier des privilèges des enseignants de l'enseignement supérieur. Jusqu'à présent, aucun contact avec le ministère n'a été établi malgré les nombreuses sollicitations de la corporation. Il y avait seulement des contacts informels avec la direction des ressources humaines mais qui n'ont pas abouti, d'après notre source. Déterminés à continuer leur lutte, les professeurs du paramédical disent qu'ils «ne vont pas baisser les bras si facilement», tout en exigeant de la tutelle d'assumer ses responsabilités.
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