Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a assuré, avant-hier, à Oran que les produits de large consommation ne seront pas concernés par la levée du système des subventions qui se fera, a-t-il indiqué, de manière graduelle. «Des tests seront effectués par région, par catégorie des ménages, par produit et en fonction des revenus des consommateurs», a affirmé le représentant du gouvernement.S'exprimant lors d'un point de presse tenu en marge d'une visite de travail à Oran, le ministre a précisé que la levée du système des subventions ne se fera pas d'un seul coup, mais, a-t-il observé, après l'élaboration d'une cartographie des ménages, selon les revenus des consommateurs et des régions. « La levée du système des subventions sera précédée par une série de mesures, notamment sur le plan de la sensibilisation des consommateurs sur l'avènement d'un nouveau mode de consommation », a-t-il dit. Il s'agit, a poursuivi M Benmeradi, d'un travail de longue haleine qui a démarré il y a déjà une année au niveau du ministère des Finances et tous les départements concernés. «Ce groupe de travail est en train d'affiner le travail qui avance d'une manière satisfaisante», a-t-il indiqué encore. Evoquant la question de la sous-traitance, le ministre a estimé que celle-ci (sous-traitance, ndlr) ne pourra se faire du jour au lendemain. «Il faut au préalable créer un véritable tissu de sous-traitance», a relevé M Benmeradi considérant que ce dossier nécessite du temps et du travail. Revenant sur les produits interdits à l'importation, au nombre de 890, et posant un problème d'approvisionnement en matières premières pour certaines industries, le ministre a mis en avant la méconnaissance, faute d'information et de publicité, de nombreuses matières premières, déjà produites dans le pays. «La liste des produits interdits à l'importation est provisoire car des produits peuvent être ajoutés et d'autres pourraient être retirés de la liste », a-t-il observé encore. Le ministre du Commerce a, à cet effet, rappelé que son département ministériel, en coordination avec les ministères de l'Industrie et de l'Agriculture, a créé une cellule de suivi qui se réunit deux fois par semaine pour pallier à ce problème et mettre en relation et en contact les différents producteurs. «De nombreuses matières premières sont déjà produites dans le pays, mais ne sont pas connus en raison d'un manque d'information et de publicité autour de ces produits », a-t-il relevé. Sur un autre registre, le ministre a fait état de projets de lois au niveau de l'Assemblée populaire nationale (APN) pour la protection des consommateurs. «Ces lois visent la mise en place des standards et la conformité des produits qui concernent au plus haut point les consommateurs», a poursuivi le ministre. Accompagné des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali d'Oran, le ministre a observé des haltes au niveau de plusieurs entreprises privées, dont une chocolaterie, une entreprise de produits non tissés, et, l'usine de plâtre de Benfreha. «Ce sont des entreprises qui exportent leurs produits à l'étranger. Nous tenons à les encourager à aller de l'avant et ce, dans le cadre de la promotion des exportations hors hydrocarbures et la diversification de l'économie nationale», a-t-il indiqué encore.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Mokhtari
Source : www.lnr-dz.com