
Les violences en Libye ont soutenu les cours de l'or noir qui ont affiché une légère hausse hier en cours d'échanges européens, mais ils demeuraient toutefois en dessous des 60 dollars à Londres.Les tensions géopolitiques ont de tout temps poussé les prix du baril vers le haut. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Les violences en Libye ont légèrement soutenu les prix du pétrole qui ont affiché hier une petite hausse en cours d'échanges européens, mais ils demeuraient toutefois en dessous des 60 dollars pour le Brent de la mer du Nord coté à Londres.«Durant la semaine passée, le baril de Brent est resté autour des 60 dollars, car l'impact négatif d'un dollar fort a été compensé par les inquiétudes sur la Libye», expliquait Ole Hansen, analyste chez Saxo Banque. «Sept réservoirs sur les 19 que compte le terminal al-Sedra étaient en feu dimanche dernier en raison des combats qui opposent miliciens et forces gouvernementales dans cette zone», indiquait un responsable pétrolier libyen.L'impact sur les prix demeure cependant très faible. Ce qui confirme la surabondance d'un marché pétrolier responsable de la dégringolade des prix. Un sursis pour les dissensions qui secouent l'Opep' Probablement, mais il ne sera malgré tout que de courte durée. «Ces risques géopolitiques accrus offrent du soutien aux prix mais je ne serai pas surpris que les craintes sur la situation de surabondance de l'offre l'année prochaine reviennent au premier plan, et fassent plonger les cours vers de nouveaux planchers», a averti Gene McGillian, de Tradition Enernergy.La réduction de la production de l'Opep revient donc avec force sur le devant de la scène. Alors que l'on pensait que l'Arabie saoudite avait tué dans l'oeuf l'option d'une réduction de la production de l'Opep, l'Algérie vient de la remettre au goût du jour.«Pour nous l'Opep doit intervenir pour corriger les déséquilibres, en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres», a déclaré samedi dernier Youcef Yousfi, lors d'un point de presse organisé à l'issue de son déplacement dans le bassin d'Ahnet (Tamanrasset) pour assister au premier forage de gaz de schiste (voir L'Expression du 29 décembre).Les toutes fraiches déclarations, abondamment commentées par les médias nationaux et internationaux, du ministre algérien de l'Energie qui ne sont certainement pas tombées dans les oreilles d'un sourd mettent en exergue le bras de fer annoncé entre les tenants d'un maintien de la production de l'organisation (Arabie Saoudite et les pays du Golfe, Ndlr) et la position plus radicale mais probablement plus appropriée de ceux (Venezuela, Algerie, Iran, Equateur...) qui sont pour une baisse significative afin de contrer la chute des prix du pétrole.Cette dernière a en effet prouvé son efficacité en 2008 lorsque les prix du brut ont chuté de 147 dollars à moins de 33 dollars entre le mois de juillet et le mois de décembre de la même année. Suite à une réunion extraordinaire, présidée par l'Algérie, qualifiée d'historique qui s'est tenue le 17 décembre 2008 à Oran, l'Opep avait décidé de réduire ce jour-là sa production de 2,2 millions de barils par jour.La situation actuelle est comparable, les prix du pétrole ont perdu plus de 50% depuis le mois de juin 2014. Ils se sont enfoncés sous la barre des 60 dollars à Londres et risquent de se retrouver assez rapidement sous le seuil psychologique des 50 dollars à New York. Ce qui donne encore un peu plus raison à la position algérienne défendue par le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed TOUATI
Source : www.lexpressiondz.com