Les kidnappings et les crimes contre les enfants continuent de susciter des réactions. Le mouvement El Islah qui a appelé dans le cadre de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV) à l'application de la peine de mort, préconise également la révision du système judiciaire et l'abandon de l'amnistie en faveur des condamnés ayant des antécédents judiciaires. A l'issue de la première réunion de son bureau national présidée par le nouveau secrétaire général élu à la faveur du dernier congrès, le mouvement El Islah a, dans un communiqué rendu public hier, exprimé «plusieurs préoccupations» quant «aux développements que connaît la scène nationale». Première de ses préoccupations, les enlèvements d'enfants. «Nous exprimons notre vive préoccupation quant à l'absence de la sécurité et aux crimes et agressions à répétition perpétrés contre les enfants», écrit le mouvement dans le document dont nous disposons d'une copie, tout en assimilant la recrudescence de ces crimes à «l'écroulement de nos valeurs et l'incapacité de l'Etat à assurer la sécurité».
Le mouvement islamiste appelle dans ce sillage à «la révision du système judiciaire et à l'abandon de la politique d'amnistie à l'égard des condamnés qui ont des antécédents judiciaires», précise le même communiqué. El Islah pense donc que ces personnes «récidivistes» sont en partie responsables des crimes contre nos enfants et de la détérioration sécuritaire. Les partis de l'AAV avaient, rappelons-le, au préalable appelé à l'application stricte de la peine de mort qu'ils considèrent désormais comme une «revendication populaire», car selon eux, et s'appuyant sur des versets du Coran, ceux qui tuent nos enfants doivent être exécutés. «'il pour 'il, dent pour dent», avaient-ils paraphrasé.
«Il faut réintégrer les détenteurs de contrats préemploi»
L'autre préoccupation d'El Islah a trait à la problématique de l'emploi. Le bureau politique de ce parti a d'abord tenu dans ce registre à apporter son «soutien» aux revendications «légitimes des jeunes protestataires de Ouargla et de l'ensemble du territoire national» qui ont droit «au travail, à la justice sociale et à une vie décente», avant d'appeler les autorités à «l'insertion professionnelle dans les meilleurs délais des détenteurs des contrats de préemploi et personnes employées dans le cadre du filet social», en vue de leur offrir, poursuit le mouvement El Islah, «des postes d'emploi pérennes dignes et justes».
Ce parti qui dénonce au passage l'intervention «musclée» des forces de l'ordre lors du rassemblement des familles des disparus à la Grande Poste d'Alger, a également exprimé sa préoccupation quant au «flou» qui entoure la révision constitutionnelle «promise par le chef de l'Etat», déplorant dans la foulée «l'absence de débat sur un document aussi sensible qui organise aussi bien la société que l'Etat». Affichant sa «préoccupation» par rapport à la situation aux frontières sud avec le Mali, le bureau national du mouvement déplore «les concessions» accordées, selon lui, par l'Etat «aux pays coloniaux, à leur tête la France», et réitérera son attachement à la sécurité, la stabilité et la souveraineté nationales.
Dans le volet organique, il a été procédé lors de la réunion à l'installation de l'exécutif mais aussi, selon le communiqué, «à la préparation du programme annuel du parti qui sera soumis au conseil consultatif dont la prochaine réunion est prévue le 5 avril». Enfin, le mouvement a tenu à «soutenir le peuple syrien qui a droit à la liberté» et à dénoncer «les tentatives sionistes de la judaïsation d'El Qods».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Mekla
Source : www.letempsdz.com