
Bien que représentant plus de la moitié de la population, la jeunesse algérienne n'a pas toujours eu le traitement qu'il faut de la part des pouvoirs publics. Chômage, violence, délinquance, drogue,... seront au menu d'un symposium national, a annoncé, hier, à Djenane El-Mithak, le ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, lors de l'installation d'une commission. Composée de représentants de ministères, d'institutions, d'associationsn, cette commission aura la charge de préparer ce symposium qui traitera de problèmes inhérents à la jeunesse. La date de la tenue de ce symposium n'est pas encore connue. Le ministre de la Jeunesse a rappelé que le secteur de la jeunesse est une administration ouverte qui travaille en étroite collaboration avec les autres secteurs. Reconnaissant que le problème de la jeunesse est un sujet important avec son lot de problèmes qu'elle vit et qu'elle subit, Khomri indique que l'Algérie est agressée par d'énormes quantités de drogue saisies presque quotidiennement. Bien entendu, la drogue touche en premier les jeunes, une cible de choix. Il s'agit de doter notre pays d'une politique préventive sur le long terme. Pour le ministre de la Jeunesse, il s'agit également d'étoffer une politique où la transversalité joue un rôle important. Khomri doit s'attendre à une réflexion éclairée émanant d'un débat scientifique avec des experts pour lutter contre la drogue. De là, aboutir à une politique intersectorielle sur la problématique de la jeunesse. A propos de la violence, le ministre de la Jeunesse ne souhaite pas, également, des actions temporaires, mais des formules et des démarches conduisant à des actions qui s'inscrivent dans la durée. Pour le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès, « la jeunesse concerne et interpelle l'ensemble de la société avec toutes ses composantes pour assurer la pérennité de la nation ». « Il s'agit de mettre en place des mécanismes et des liens qui vont capter les pulsions des jeunes en imaginant une politique qui s'inscrit dans la durabilité dans un monde secoué par des crises multiformes », a-t-il expliqué. « L'Algérie doit être leader, puisqu'elle a été épargnée par le printemps arabe grâce à sa jeunesse mûre et consciente des enjeux », a-t-il ajouté. Tous les intervenants, notamment la présidente de l'association de la protection et la promotion des jeunes, Nadia Dridi, ont insisté sur l'intersectorialité. Désormais, il n'est plus possible de travailler sur une question aussi sensible que la jeunesse sans l'ensemble des autres secteurs. Les représentants du commandement de la Gendarmerie nationale, la direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le mouvement associatif, l'Office national de lutte contre la drogue, les ministères ont insisté sur la communication et le suivi sur le terrain de l'application des recommandations. « Il s'agit de la continuité des actions sur le terrain », ont-ils souligné. Préoccupations pour lesquelles, le ministre a promis de créer un comité de pilotage et de suivi. Il aura pour mission de structurer la continuité des actions formulées lors du symposium. En outre, Khomri a promis de remettre un mémorandum sur ce que le symposium a envisagé comme politique de la jeunesse découlant de ce même symposium.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabéa F
Source : www.horizons-dz.com