Oran - Revue de Presse

Les plaintes des affiliés à la CASNOS



Les malades chroniques et impotents affiliés à la Caisse d'assurance sociale des non salariés (CASNOS) sont dans tous leurs états. Ils ne comprennent pas pourquoi le service du contrôle médical exige leur présence, alors que la réglementation les en dispense. Bien mieux encore, selon un de ces malades, «la réglementation spécifie que dans ce cas c'est à l'assistante sociale de la caisse de se déplacer au domicile de l'assuré ou de l'ayant droit pour recueillir les renseignements nécessaires et aider le concerné dans les différentes démarches à effectuer».

Seulement dans la réalité les choses sont bien plus compliquées que cela et beaucoup de ces malades chroniques, particulièrement ceux d'entre eux impotents, qui marchent et bougent les membres avec difficulté, appréhendent les rendez-vous du contrôle en question comme autant de longues suites de souffrances physiques et morales, alors que logiquement ils en sont dispensés. En exemple cette personne qui cite le cas «de sa mère malade chronique ne se déplaçant qu'avec grande difficulté, qui se retrouve malmenée à chaque fois qu'elle doit passer ce contrôle médical, car sa présence est exigée même pour un changement de médicament prescrit par le médecin traitant et ce, malgré des justifications médicales, d'ailleurs confirmées par l'assistante sociale du même organisme».

D'autres parlent de l'exigence de la présence des malades chroniques qui en sont pourtant dispensés. D'ailleurs d'autres pensionnaires de la CASNOS, dépités, versent dans le même sens et déclarent «il n'existe pour notre contrôle médical qu'un seul centre habilité à le faire, soit celui de la rue Abane Ramdane et ce, pour toute la wilaya. Nous ne pouvons nous approvisionner en médicaments qu'auprès de deux ou trois pharmacies dans la ville, en sus des retards dans les remboursements qui peuvent durer plusieurs mois, etc».

Questionné sur ce sujet, le directeur régional de la CASNOS réaffirmera que les personnes incapables de se déplacer, ainsi que celles dépassant les 75 ans, sont exemptées de se présenter aux centres de contrôle médical et que c'est à l'assistante sociale de la caisse de leur rendre visite à domicile. De même que pour le point afférent au changement d'un des médicaments prescrits dans l'ordonnance initiale, la réglementation stipule qu'il doit être subordonné à une seconde prescription par le médecin traitant pour figurer sur le carnet médical. Concernant les réclamations de malades sur le contrôle médical décrié, et dans les cas avérés de non-respect de la réglementation par le personnel des services de contrôle médical, les mesures qui s'imposent ne manqueront pas d'être prises pour appliquer la réglementation en vigueur et le respect des malades. Enfin, il est souligné que la signature d'un protocole d'accord avec les pharmaciens mettra un terme aux problèmes de retard.


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