La politique xénophobe menée par l'actuel gouvernement est on ne peut plus claire, lorsque l'on voit à Pau le ministre de la Défense de l'époque laissé faire l'inauguration d'une stèle à la gloire d'un colonel qui avait été condamné à mort par contumace et par son propre pays.
Un autre exemple, celui de Marignane, en 2005, lorsque le maire UMP, ex-Front national, Daniel Simonpieri avait, à la demande des anciens de l'OAS regroupé dans l'Amicale pour la défense des soit disant intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad), permis l'érection dans un cimetière municipal d'un monument en hommage aux tueurs de l'OAS jugés et fusillés, monument dont le tribunal administratif de Marseille avait ordonné en 2008 le retrait (en raison de l'absence d'un vote en conseil municipal). Après lui, le maire divers droite, Eric Le Dissès, avait appliqué la décision de justice, puis, changeant d'avis à l'approche de prochains scrutins, il a fait voter le 27 octobre par son conseil municipal la réinstallation de la stèle «aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française», alors que le représentant de l'UMP Simonpieri faisait l'éloge en plein conseil de ceux qui ont choisi la voie de l'honneur, combattant celui et ceux qui avaient renié leur parole», et qui se sont «engagés dans l'OAS, commandée par le général Salan».
Les politiques et l'éloge de la colonisation
Que pourrait on comprendre, à la lumière de cette parodie hypocrite de victimisation, encouragée par l'Etat Français, aussi est il que depuis l'arrivée de Sarkozy la complicité est de mise, et même le candidat aux élections présidentielles de 2012 François Hollande joue le change, lorsqu'il déclare : « J'ai toujours condamné de manière claire et ferme le passé colonial de la France et des puissances européennes. Notre pays n'a rien à redouter de porter un regard lucide et authentique sur son histoire. La patrie des droits de l'homme en sortira grandie. Beaucoup de temps a passé depuis la fin de la guerre d'Algérie. Nous allons célébrer, en 2012, le 50e anniversaire de l'Indépendance. Certaines blessures de la mémoire sont cicatrisées ; d'autres restent vives. Nos deux pays partagent un patrimoine culturel commun d'une richesse exceptionnelle. Il est temps de l'investir pour les générations futures. Pour François Hollande, le colonialisme, en fait n'est qu'une "faute", il suffit de demander pardon, de s'excuser et alors tout rentre dans l'ordre. Non, Monsieur Hollande, on ne s'excuse pas des crimes commis, on les Condamne. Il est clair qu'il n'y a pas que la droite ou l'extrême droite qui fait dans l'Apologie des crimes, du fait que les élections présidentielles sont dans quelques mois. A ce titre il faut rappeler à M François Hollande, que les socialistes ne sont pas en reste, et que Thierry Mandon alors maire PS de Ris Orangis, vice-président du Conseil Général de l'Essonne, avait inauguré le 13 novembre 2008 une stèle à la mémoire de ces nostalgiques de l'Algérie Française. Quant à Georges Frèche celui-ci avait tenu à installer à Montpellier à une certaine époque un musée des bienfaits de la colonisation en Algérie, et il ne faut pas oublier les propos de Vincent Gomez, représentant le PS à Marignane à l'occasion du vote de la possibilité de remise en place de la stèle glorifiant l'OAS et ses 4 "héros" (ceux condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes). Celui-ci d'ailleurs avait déclaré sans se départir : "Je vais choquer : si l'Algérie était restée Française, les membres de l'OAS auraient-ils été des héros ou des traitres ' Si nous avions perdu la seconde Guerre mondiale Jean Moulin, Papon, Bousquet auraient-ils été des héros ou des traitres '" Lorsque l'on entend de telles insanités, cela nous rappelle les vieux démons du front populaire qui ressemblent à s'y méprendre au PS d'aujourd'hui !!! Ce qui est significatif, c'est que les socialistes d'hier et d'aujourd'hui ne sont pas différents, pour ne pas s'y tromper, Car le PS compte dans ses rangs un certain Théodore) Balalas, des Bouches du Rhône, ancien membre de l'OAS, qui avait été emprisonné à la Prison de la Santé et figure dans l'annuaire des membres de l'ADIMAD-OAS diffusé sur son site Internet, pour ses activités factieuses de l'époque. Il serait même le responsable du recrutement et conserverait des liens très réguliers avec le parti de Jean-Marie Le Pen.
L'hypocrisie du PS et le rapprochement avec les pieds noirs
Pour comprendre, il n'y a qu'à revenir à la loi du 23 février 2005, qui demandait que «les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord», Bien que, devant les polémiques, qu'elle avait suscitée, le président de la République d'alors avait fait retirer cette phrase de son article 4 et, en même temps, de ne pas appliquer l'article 3, qui prévoyait la création d'une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, l'ancien secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Hubert Falco, avait alors installé, le 19 octobre, à l'hôtel des Invalides, la dite Fondation, avec pour vice-président celui qui avait été le principal artisan de la loi de 2005, Hamlaoui Mekachera. Outre Mekachera il y avait cinq représentants de l'Etat, dont quatre généraux signataires en 2002 d'un manifeste affirmant que «ce qui a caractérisé l'action de l'armée française en Algérie ce fut d'abord sa lutte contre toutes les formes de torture» : les généraux étaient, Bertrand de La Presle, François Meyer, Jean Salvan et Pierre de Percin n'est ce pas honteux. Il ne faut pas aussi oublier, le fameux débat public cher à Sarkozy sur le thème de "l'identité nationale", et qui a été un dérapage organisé par les plus hauts personnages de l'état, des ministres en particulier, et n'ont servi qu'à exacerber la xénophobie, libérer la parole raciste, comme celle des pieds noirs qui boostèrent le gouvernement et l'extrême droite qui ont trouvé dans cette communauté le réservoir de voix. La loi du 23 févier 2005 a été votée initialement par la quasi unanimité des députés et sénateurs socialistes, il y aurait certainement d'autres exemples à citer, ce qui démontre que le PS dans sa course au pouvoir utilise quant à lui la carte pied noir. C'est ce qui s'est passé en 1982, lorsque François Mitterrand et les socialistes étaient au pouvoir, ils se sont retrouvés dans une violente controverse qui d'ailleurs les amènera et Pierre Mauroy le 29 septembre 1982, un an et demi après l'élection a présenté au Conseil des ministres un projet de loi « relatif au règlement de certaines conséquences des évènements d'Afrique du Nord ». Mitterrand avait déclaré quelques jours plus tôt : « Il appartient à la nation, au bout de vingt ans, de pardonner. » A suivre
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Benyahia Aek
Source : www.reflexiondz.net