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Les péripéties d'un monde qui se bouscule 7e festival d'Oran du film arabe (FOFA)



Les péripéties d'un monde qui se bouscule 7e festival d'Oran du film arabe (FOFA)
"Haradj oua maradj" est l'image d'une société qui se bat pour sa survie. Cette 'uvre cinématographique, projetée à la salle Maghreb, se veut un cri retentissant de couches sociales en quête d'une quantité d'eau potable, d'une bouteille de butane à gaz, de sucreries, de viande...""Haradj oua maradj" est l'image d'une société qui se bat pour sa survie. Cette 'uvre cinématographique, projetée à la salle Maghreb, se veut un cri retentissant de couches sociales en quête d'une quantité d'eau potable, d'une bouteille de butane à gaz, de sucreries, de viande..."
Pour l'avant-dernière journée de la compétition au festival d'Oran du filme arabe (Fofa), deux films ont été présentés à la cinémathèque d'Oran. Il s'agit d'un court métrage de l'Algérien Karim Moussaoui, intitulé Les jours d'avant. Cette 'uvre révèle un réalisateur d'un talent confirmé et une vision profonde.
Les jours d'avant, dure 42 minutes. Il s'agit d'un récit non linéaire de quelques jours dans la vie de deux adolescents vivant dans un village très chaud au cours des années 90, situé à une dizaine de kilomètres d'Alger. C'est un regard croisé sur des événements survenus en l'espace de quelques jours à Sidi Moussa (Blida).
Le réalisateur expose d'abord le point de vue de la jeune fille puis passe à celui du garçon, emboîtant le pas à Gus Van Sant et Alan Clark, qui ont opté pour ce genre de structures pour la narration de leurs films, portant les deux le titre Eléphant.
La nouveauté dans ce travail cinématographique traité déjà par plusieurs cinéastes et à travers plusieurs angles, réside dans le traitement, avec une lucidité, un recul et un détachement dans la perception des problèmes de la société présentés dans le film, notamment la violence, la frustration et les rapports de force entre parents-enfants, ce qui a donné au sujet beaucoup d'authenticité et de crédibilité.
L'auteur a traité le sujet d'une manière sobre, avec toutefois des rebondissements et des partis-pris inattendus, autant dans la narration que dans le traitement du son et de l'image. Pour l'habillage sonore, il a choisi musique vocale de l'opéra italien, qui contrairement aux attentes sert parfaitement la narration cinématographique de son film, malgré le fait qu'elle (la musique vocale) soit parfaitement étrangère à la culture algérienne.
Autre effet inattendu dans l'habillage sonore, est l'arrêt de la musique de manière parfois brusque et que le réalisateur explique comme un parti-pris visant à "casser un conditionnement" de l''il et de l'oreille, qui se sont habitués à un certain modèle dans le traitement des films. Autre risque pris par Karim Moussaoui, est le choix d'un langage cru quand il fait parler ses adolescents. Conscient du risque, il a expliqué, lors du débat qui a suivi la projection de son film, qu'il a préféré rester fidèle à la réalité et qu'il a fait le choix de la présenter sans la farder ni la fausser.
A noter que deux autres films ont été projetés dans la même catégorie, il s'agit de Horizon, de la jeune réalisatrice jordanienne Zine Duraie, qui a traité la condition féminine et Le dernier dîner (Jordanie) qui met en scène un fossoyeur schizophrène. Quant à la catégorie de longs métrages, la réalisatrice égyptienne, Nadine Khan, a présenté à travers son film intitulé Haradj oua maradj, une image d'une société qui se bat pour sa survie.
Cette 'uvre cinématographique, projetée à la salle Maghreb, se veut un cri retentissant de couches sociales en quête d'une quantité d'eau potable, d'une bouteille de butane à gaz, de sucreries et de viande. Le film décrit la situation difficile dans un milieu rural où sévissent des lois aléatoires loin de la ville citadine et où l'Etat est totalement absent. Les faits du film Haradj oua maradj abordent une histoire d'amour mêlée de conflits, dans un milieu isolé renfermé. Deux jeunes hommes rivalisent pour conquérir le c'ur d'une jeune fille qui trouve son destin lié à un pari sur un match de football entre deux équipes.
Chacun des deux jeunes évolue dans une équipe. La réalisatrice tente, dans ce long-métrage, le premier dans sa carrière cinématographique, de traiter d'une situation sociale où règne l'anarchie. Produit en 2012, le film dont le scénario a été écrit par Mohammed Nasser est interprété par des comédiens célèbres et autres nouveaux dont Sabri Abdelmounem, Oussama Mohammed Attia, Aiten Ameur, Mohammed Faradj et Ramzi Liner.
Pour l'avant-dernière journée de la compétition au festival d'Oran du filme arabe (Fofa), deux films ont été présentés à la cinémathèque d'Oran. Il s'agit d'un court métrage de l'Algérien Karim Moussaoui, intitulé Les jours d'avant. Cette 'uvre révèle un réalisateur d'un talent confirmé et une vision profonde.
Les jours d'avant, dure 42 minutes. Il s'agit d'un récit non linéaire de quelques jours dans la vie de deux adolescents vivant dans un village très chaud au cours des années 90, situé à une dizaine de kilomètres d'Alger. C'est un regard croisé sur des événements survenus en l'espace de quelques jours à Sidi Moussa (Blida).
Le réalisateur expose d'abord le point de vue de la jeune fille puis passe à celui du garçon, emboîtant le pas à Gus Van Sant et Alan Clark, qui ont opté pour ce genre de structures pour la narration de leurs films, portant les deux le titre Eléphant.
La nouveauté dans ce travail cinématographique traité déjà par plusieurs cinéastes et à travers plusieurs angles, réside dans le traitement, avec une lucidité, un recul et un détachement dans la perception des problèmes de la société présentés dans le film, notamment la violence, la frustration et les rapports de force entre parents-enfants, ce qui a donné au sujet beaucoup d'authenticité et de crédibilité.
L'auteur a traité le sujet d'une manière sobre, avec toutefois des rebondissements et des partis-pris inattendus, autant dans la narration que dans le traitement du son et de l'image. Pour l'habillage sonore, il a choisi musique vocale de l'opéra italien, qui contrairement aux attentes sert parfaitement la narration cinématographique de son film, malgré le fait qu'elle (la musique vocale) soit parfaitement étrangère à la culture algérienne.
Autre effet inattendu dans l'habillage sonore, est l'arrêt de la musique de manière parfois brusque et que le réalisateur explique comme un parti-pris visant à "casser un conditionnement" de l''il et de l'oreille, qui se sont habitués à un certain modèle dans le traitement des films. Autre risque pris par Karim Moussaoui, est le choix d'un langage cru quand il fait parler ses adolescents. Conscient du risque, il a expliqué, lors du débat qui a suivi la projection de son film, qu'il a préféré rester fidèle à la réalité et qu'il a fait le choix de la présenter sans la farder ni la fausser.
A noter que deux autres films ont été projetés dans la même catégorie, il s'agit de Horizon, de la jeune réalisatrice jordanienne Zine Duraie, qui a traité la condition féminine et Le dernier dîner (Jordanie) qui met en scène un fossoyeur schizophrène. Quant à la catégorie de longs métrages, la réalisatrice égyptienne, Nadine Khan, a présenté à travers son film intitulé Haradj oua maradj, une image d'une société qui se bat pour sa survie.
Cette 'uvre cinématographique, projetée à la salle Maghreb, se veut un cri retentissant de couches sociales en quête d'une quantité d'eau potable, d'une bouteille de butane à gaz, de sucreries et de viande. Le film décrit la situation difficile dans un milieu rural où sévissent des lois aléatoires loin de la ville citadine et où l'Etat est totalement absent. Les faits du film Haradj oua maradj abordent une histoire d'amour mêlée de conflits, dans un milieu isolé renfermé. Deux jeunes hommes rivalisent pour conquérir le c'ur d'une jeune fille qui trouve son destin lié à un pari sur un match de football entre deux équipes.
Chacun des deux jeunes évolue dans une équipe. La réalisatrice tente, dans ce long-métrage, le premier dans sa carrière cinématographique, de traiter d'une situation sociale où règne l'anarchie. Produit en 2012, le film dont le scénario a été écrit par Mohammed Nasser est interprété par des comédiens célèbres et autres nouveaux dont Sabri Abdelmounem, Oussama Mohammed Attia, Aiten Ameur, Mohammed Faradj et Ramzi Liner.
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