Oran - Revue de Presse

Les pays gaziers veulent anticiper les réactions des marchés : L'Algérie recule sur l'idée de réduire la production



Il n'est pas question de réduction de la production dans le communiqué rendu public, hier à Oran, par le ministère de l'Energie et des Mines. La dixième session du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), qui auralieu demain lundi 19 avril à Oran, verra la participation de 15 pays, selon un communiqué du ministère de l'Energie et des Mines rendu public dans l'après-midi d'hier à Oran. L'Algérie assure la présidence du Forum depuis le 1er janvier 2010 et pour toute l'année. Aux côtés des 11 pays membres du FPEG ' Algérie, Bolivie, Egypte, Guinée équatoriale, Iran, Libye, Nigeria, Qatar, Russie, Trinidad & Tobago et Venezuela ' la rencontre verra aussi la participation de 4 pays observateurs : Norvège, Pays-Bas, Angola et Yémen.Lors de la réunion ministérielle d'Oran, « les membres vont adopter, entre autres, le programme de travail du secrétariat et lancer la mise en place du personnel qualifié pour le fonctionnement du Forum », selon la même source. « Les ministres vont se pencher également sur l'examen de la situation de l'industrie gazière à un moment de profonds changements des marchés du gaz, notamment dans un contexte de développement sans précédent des marchés spot », selon le communiqué en question.Aussi, « les ministres vont débattre d'un plan d'actions visant à élaborer une stratégie pour développer une véritable coordination entre pays membres afin d'anticiper les réactions des marchés gaziers ». Il n'est pas question de réduction de la production dans le communiqué rendu public, mais dans l'annonce de l'ordre du jour, la référence à un débat sur « un plan d'actions visant à élaborer une stratégie pour développer une véritable coordination entre pays membres afin d'anticiper les réactions des marchés gaziers » peut être interprétée comme une volonté de rechercher une coordination pour réguler le marché en réduisant l'offre, quand c'est possible. Il est vrai que les contrats à long terme ne permettent pas de réduire la production. Pour l'instant, le problème des prix se pose pour le marché spot du gaz naturel liquéfié (GNL) et ne touche que les pays qui en produisent. Les conclusions de la réunion qui se tiendra demain pourront mieux éclairer sur les actions qui pourraient être menées par les pays exportateurs de gaz. L'évolution de la production aux Etats-Unis, qui sont devenus le premier producteur dans le monde grâce au gaz non conventionnel, a eu une grande influence sur les marchés et a poussé les prix vers le bas.Le fait que les Etats-Unis aient augmenté leur production de gaz a entraîné une diminution de leurs importations de GNL. Or, l'offre de GNL va augmenter dans le monde et cela pourrait devenir inquiétant pour les exportateurs de ce produit.
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