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Les partis politiques parlent de difficultés à Oran Dépôt des listes de candidats pour le vote du 29 novembre



Si le FLN et le RND se targuent d'avoir réussi à présenter des listes pour les 26 communes et pour l'Assemblée populaire de wilaya, les autres formations ont fait état de difficultés qui les ont empêché de prétendre à une meilleure présence au prochain scrutin pour le renouvellement des assemblées locales. «Le cas de la wilaya d'Oran n'est pas le seul à travers le territoire national.
A Aïn Témouchent des listes ont été rejetées pour un simple extrait de naissance manquant au dossier du candidat. Nous avons soulevé ce problème à la DRAG, mais aucune réponse ne nous a été signifiée», affirme le président d'un parti qui ne manquera pas de souligner que sa formation politique est confrontée à des écueils induits par le régime et le code électoral.
«Nous avons préféré ne pas nous présenter dans certaines zones rurales pour la simple raison que nous n'avons pas trouvé de femmes à placer sur nos listes. La loi sur la parité ne nous a pas permis de présenter des listes dans ces régions pour la simple raison que des citoyens ont refusé que la photo de leur femme (s'ur, fille, épouse...) figure sur l'affiche électorale. Ce sont des aléas techniques et sociologiques que le législateur devrait prendre en charge dans la future mouture du code électoral», dira-t-il.
Dans la capitale de l'Ouest et à mesure que passe le temps, le voile commence à se lever sur la composante des listes. Certains ne manquent pas d'alerter sur le retour de certains vieux chevaux, dont certains ont même eu maille à partir avec la justice. «Le P/APC d'une localité, qui devrait comparaître le 23 octobre prochain devant la justice, s'est présenté sur une liste.
Ce n'est pas normal, cette affaire a trait à sa gestion des affaires de la collectivité, comment se fait-il qu'il se représente '», s'interroge un habitant. Ce dernier ne manquera pas également de rappeler le cas de plusieurs élus communaux suspendus par le wali pour mauvaise gestion qui ont trouvé preneur parmi la foule de partis engagés pour les prochaines élections locales.
Le prochain scrutin risque d'être discrédité par le retour de certains élus qui ont failli et qui reviennent sous d'autres casquettes. «Le FLN a rejeté la candidature d'un P/APC sortant qui a totalisé plusieurs mandats et qui est poursuivi en justice, mais cela ne l'a pas empêché de préparer une liste indépendante qui a été parrainée par un autre parti politique, ce n'est pas sérieux», fera t-il remarquer, en affirmant que le prochain vote ne dérogera pas aux m'urs ancrées dans la société.
«Oran est une grande ville, mais cela n'empêchera pas l'électorat de se comporter comme d'habitude en donnant sa voix, à sa connaissance, son voisin, au fils de son patelin, de son douar ou de sa région. Ce sont ces paramètres qui empêchent l'émergence d'une nouvelle génération de gestionnaires de la ville.
Il faut que les mentalités changent car cette habitude a nui aux affaires publiques», fera remarquer un autre représentant d'un parti politique qui ne manquera pas de préciser que passé l'écueil des candidatures, une autre difficulté s'annonce pour les partis en lice, celle de la campagne électorale et de ses tracas financiers.
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