Oran - A la une

Les Oranais font de la résistance



Comme tous les vendredis, les Oranais sont sortis hier pour revendiquer l'Algérie de la justice sociale, de la primauté du civil sur le militaire, de l'égalité des droits et du respect des libertés. Ils sont sortis par centaines, seuls ou en famille, drapés dans les drapeaux algérien et amazigh, en défiant la menace persistante des "baltaguia", que seul l'important dispositif policier mobilisé pour le deuxième vendredi consécutif semble freiner. "Ce n'est pas une solution et la situation demeurera en l'état tant que les autorités ne donneront pas un signal fort en interpellant et en sanctionnant les fauteurs de troubles de la 45e marche et leurs commanditaires", a estimé un manifestant alors que des groupes de gamins ont tenté de chahuter les marcheurs près du lycée Lotfi et même plus loin, lorsque les manifestants ont tenu leur rassemblement près du siège de la wilaya, un automobiliste a tenté de forcer le passage, provoquant la colère de jeunes hirakistes que les plus sages ont réussi à ramener à la silmya. "Pourquoi les policiers placés au rond-point de la Direction de l'éducation n'ont-ils pas interdit la circulation automobile le temps que les manifestants retournent place du 1er-Novembre '" se sont insurgés des marcheurs en se souvenant que lorsque les partisans de l'élection présidentielle avaient organisé un rassemblement à la place d'Armes en décembre dernier, toutes les voies y accédant avaient été fermées aux véhicules. Les Oranais ont également lancé un avertissement aux prophètes de la division, très actifs en cette période de commémoration du nouvel an amazigh, en rappelant qu'il n'y a pas de différence entre les enfants d'un même peuple. En présence de Kaddour Chouicha, les manifestants ont, par ailleurs, réitéré leurs appels à la libération des détenus politiques, à une justice indépendante et à des médias affranchis des pressions politiques et économiques.
S. Ould Ali
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