LE PEUPLE DE SABA ET L’INONDATION D’ARIM
La hauteur du barrage de Ma’rib était de 16 mètres, sa largeur était de 60 mètres et il était long de 620 mètres. Selon les estimations, il permettait d’irriguer une zone de 9.600 hectares, dont 5.300 situés sur la plaine du sud et le restant appartenant à la plaine du nord. Ces deux plaines étaient d’ailleurs mentionnées dans l’expression «Ma’rib et les deux plaines» dans les inscriptions sabéennes. L’expression du Coran, «les deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche» (Surat Sabah: 15) désigne probablement les jardins imposants et les vignobles de ces deux vallées. Grâce à ce barrage et à son irrigation induite, la région acquit la réputation d’être la plus florissante et la mieux irriguée du Yémen. Le Français J. Holevy et l’Autrichien Glaser ont prouvé d’après des documents écrits que le barrage de Ma’rib existait depuis une époque fort reculée. En effet, des inscriptions rédigées dans le dialecte Himer établissent que ce barrage a rendu la région environnante très productive. Ce barrage a bénéficié d’importantes réparations aux 5ème et 6ème siècles de l’ère chrétienne. Pourtant, cette restauration ne put empêcher l’effondrement de l’ouvrage en l’an 542. Cette catastrophe s’est traduite par «l’inondation du Barrage» mentionnée dans le Coran, source de dégâts profonds: des centaines d’années de labeur des Sabéens disparurent soudain avec la destruction de vignobles et terres cultivées et jardins. Il est un fait avéré que le peuple sabéen est entré dans une phase de récession suite à cet événement, et ce déclin amena la disparition de l’État Sabéen.
Le Coran nous apprend que la Reine de Saba et son peuple «adoraient le Soleil en plus d’Allah» avant que celle-ci ne suive Sulayman. Des inscriptions sont venues confirmer cela, et elles indiquent que dans leurs temples les Sabéens adoraient le Soleil et la Lune, dont on voit les ruines ci-dessus.
Comme il ressort de ces versets, l’erreur commise par le propriétaire du jardin prospère n’a pas été de nier l’existence d’Allah. Il reconnaît bien Allah puisqu’il a même supposé que s’il était ramené vers son Seigneur, il trouverait auprès de Lui quelque chose d’encore meilleur. Mais il a transgressé en affirmant que le bien dont il jouissait était en fait uniquement dû à ses efforts.
Et c’est là l’un des aspects d’association avec Allah: tenter de s’attribuer ce qui appartient à Allah exclusivement, et oublier de Le craindre.C’est ce qu’ont fait les Sabéens. Et leur châtiment fut identique, à savoir que tout leur territoire fut détruit, afin qu’ils sachent qu’ils n’étaient pas les véritables détenteurs du pouvoir, mais que seule une partie de la puissance leur avait été «accordée».
Suite et fin
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com