Oran - A la une

Les mesures barrières peu respectées



Quelques jours après l'application de la première phase du déconfinement et la reprise des transports en commun, force est de constater qu'à Oran, les mesures de précaution sont ignorées. Ce sont généralement les transporteurs privés qui sont montrés du doigt pour leur non-respect desdites mesures, comme nous l'avons constaté sur bon nombre de lignes de bus desservant des quartiers populaires d'Oran.Les bus font le plein d'usagers, chargeant des clients à chaque arrêt. Aucune distanciation à l'intérieur des bus, tous les sièges occupés, des personnes debout collées les unes aux autres, et aucune exigence du port de masque. Une jeune femme d'ailleurs témoigne de son étonnement et de son incompréhension face à autant de légèreté.
"Au départ du terminus les mesures étaient respectées, nous n'étions pas nombreux, mais dès l'arrêt suivant le receveur s'est mis à faire monter tout le monde, sans retenue, j'ai préféré descendre" et de rajouter : "Même les usagers sont à condamner, ils ne font aucun effort pour respecter les mesures préventives."
La logique des transporteurs privés qui, avant la pandémie, "n'en faisait qu'à leur tête", est la même et s'est renforcé après 3 mois d'inactivité, à savoir faire le plein des usagers quelles que soient les conditions. Seules les entreprises publiques des transports, comme l'ETO ou encore le tramway, ont appliqué de manière stricte les mesures édictées par le gouvernement pour la reprise des transports en commun.
Les chauffeurs de taxi, un moindre mal puisque dans l'ensemble ils ont bien recouvert leurs sièges de film plastique, ont placé des flacons de gel hydroalcoolique. En revanche ils continuent à prendre deux à trois clients par course. "Une personne par course on n'y arrivera jamais financièrement, et parfois nous avons des clients qui sont à deux ou trois personnes ensemble", nous a-t-on déclaré.
Dès lors, beaucoup attendent en urgence, la réaction de la direction des transports qui doit rappeler à l'ordre les syndicats des transporteurs privés, car encore hier des épidémiologues, à l'image du professeur Lellou de l'EHU qui déclarait à la radio, que vu la situation, une seconde vague bien plus importante de contamination va se produire.

D. L.
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